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(Terminé) Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort [Pacificateurs]
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MessageSujet: (Terminé) Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort [Pacificateurs] Lun 9 Mai - 21:24:53

{ Suite de ce sujet, un bout de celui-ci et pour finir de celui-là }

    Tout s’était passé si rapidement que j’avais encore du mal à réaliser la terreur qui me tenaillait l’estomac et qui ne semblait pas vouloir me quitter quoique je fasse ou quoique je pense. L’état de Mara, ma Mara, s’était subitement dégradé juste après son accouchement, au moment même où j’avais ouvert la porte de l’infirmerie sur tous nos alliés et nos amis impatients, inquiets, et à la fois heureux de cette naissance capable de tout changer. Ce qui aurait dû être un débordement de joie et de célébration s’était alors changé en un instant d’affolement canalisé et de réactivité intense. Les médecins et les assistants s’étaient précipités pour venir en aide à notre leader et la petite salle toute récemment comble avait dû être évacuée d’urgence. Heureusement, nous étions prêts ou presque. Je devrais plutôt dire qu’ils étaient prêts, à défaut de savoir exactement ce qu’il fallait faire, au moins à improviser un plan ayant les chances maximum de fonctionner. J’avais confiance en eux, Brook, Michael sauraient qui contacter et à qui se mesurer en toute conscience. Alexander avait eu du mal à partir… pour dire la vérité je ne sais pas si j’en aurais été capable à sa place. Abandonner Mara même pour la sauver m’aurait déchiré le cœur.

    Mon cœur était déjà bien assez malmené comme cela et je devais être honnête avec moi-même : j’aurais été le plus blond des boulets si j’avais osé les accompagner. Pour faire quoi ? En quoi aurais-je pu me rendre utile ? Un discours moralisateur à l’Ancien qui avait osé faire ça ? Pitié… j’étais bien plus à ma place au sein du quartier général des Pacificateurs, entourée de Pacificateurs et avec la possibilité de garder un œil sur ma « sœur » de toujours. Amaria avait réussit à stabiliser l’état de celle qui avait toujours su veiller sur moi un peu après leur départ précipité et le regard désolé que j’avais porté sur son visage serein, comme lestement ensommeillé, m’avait rendue si malheureuse que j’avais dû m’en détourner pour ne pas me mettre à pleurer.

    Je tenais toujours Héméra dans mes bras, je la serrais tout contre moi, une fois assise sur un tabouret, une fois debout à faire les cent pas… Ce tout petit bout de chou en pleine santé né d’une mère humaine et d’un père asarien. Le premier de ce que j’espérais voir devenir la concrétisation de la chute des barrières et le changement des mentalités. Je savais que ça prendrait du temps mais elle était la preuve que c’était possible, que tout était possible et qu’il ne fallait rien lâcher. Cependant en ce moment j’avais peur que ce bébé ressente mon malaise et mon angoisse, je venais tout juste de réussir à la faire cesser de pleurer suite à l’agitation qui avait dû la déranger. Finalement, elle n’avait pas eu le temps de faire connaissance avec sa multitude d’oncles, de tantes, de parrains et de marraines... La vérité m’avait frappé : je n’y connaissais rien avec les enfants. L’espace d’une seconde j’avais même songé que j’en étais encore une moi-même et pourtant tout était si facile, si instinctif avec Héméra. Je la berçais continuellement comme si elle était la chose la plus merveilleuse du monde.

    J’avais bien essayé de l’approcher de sa mère mais je ne savais pas exactement ce que j’espérais, alors quand j’avais comprit que les constantes de Mara baissaient au fil du temps sans que nous puissions y faire quoique ce soit, mon regard empli de détresse avait croisé celui d’Amaria et j’avais baissé la tête en fermant les yeux. Comme moi, ma responsable au dispensaire, mon mentor en médecine, mon amie devait s’en vouloir d’être aussi impuissante face à la situation. C’était un domaine où elle m’avait apprit à accomplir tant de choses mais à ce moment, nous n’étions capables de rien. Les minutes s’égrainèrent avec pour seul sons les bips répétitifs des moniteurs qui indiquaient la tension et le rythme cardiaque de Mara, la liaison radio, ainsi que les gazouillis d’Héméra. Je n’en pouvais plus d’attendre en surveillant les ordinateurs…

    Avec douceur, je me levais de ce tabouret que je n’avais pas l’air de pouvoir arrêter de quitter toutes les deux minutes pour présenter la petite à Amaria, pour que tout l’amour qui dormait déjà en elle transmette l’espoir que ce qui nous permettrait de sauver Mara surgisse à temps. J’ignorais si c’était un effet de mon imagination mais ça marchait avec moi. Je n’avais qu’à plonger dans ses grands yeux bleus pour que la force d’y croire m’envahisse d’un seul élan prenant. Je refusais toute véracité dans les propos de cette abominable secrétaire indélicate. Puis jetant un dernier coup d’œil vers l’écran des constantes, je remarquais juste après que cela faisait près d’une heure que je jouais un remake du lion en cage. Je m’excusais auprès d’Amaria, posant rapidement la main sur son épaule avec tout le soutient moral que j’avais à lui offrir et emmenais Héméra dehors. J’allais imploser sinon.

    Au début j’avais l’intention de rejoindre ceux qui devaient être restés à attendre dans une salle d’à côté, ils voulaient sans doute voir la fille de notre leader aussi… mais je ne pouvais pas m’éloigner plus d’elle, au cas où… alors finalement, à peine la porte de l’infirmerie s’était-elle refermée derrière moi que je m’appuyais dos au mur en prenant une grande inspiration et en soufflant tout aussi profondément.

    — “Ta maman est vraiment super forte. C’est la plus forte de toutes les mamans du monde… alors tout se passera bien.”

    Je me demandais comment elle pouvait bien vivre les circonstances. Héméra était à peine née mais elle avait du sang asarien dans les veines, sa perception n’était peut-être pas la même. Surtout d’après ce que Mara avait rapporté de sa grossesse. Bien installée au creux de mon bras pour que sa tête soit correctement soutenu, je lui déposais un baiser sur le front.

    — “Tu sais, en plus ceux qui sont partis chercher le médicament de ta maman, ce sont des vrais… heeeros !”

    Je glissais mes doigts dans ses toutes petites mains, elle essayait déjà d’accrocher. C’était… je ne pourrais pas expliquer comment c’était avec exactitude mais je me retrouvais ici, seule avec elle, et Héméra avait ce pouvoir de me faire sourire avec sincérité.

    — “Et pendant ce temps-là, Tata Lia s’occupe… de… toi !”

    Possible qu’elle me rende même nettement gaga avant l’heure. L’heure justement continuait de passer, la pression du silence pesant et du QG paralysé par l’inquiétude était palpable. Pourvu surtout qu’ils ne soient rien arrivés aux autres et qu'ils reviennent vite…
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MessageSujet: Re: (Terminé) Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort [Pacificateurs] Jeu 26 Mai - 7:18:55


    10h47…

    Voilà l’heure qui s’affichait à la pendule de l’infirmerie. Je ne sais plus combien de fois j’ai répété, répété, encore répété tous mes gestes. Combien de fois j’ai vérifié les constantes de Mara, combien de fois mon regard s’est posé sur le moniteur et le scope. Je ne m’en souviens plus et, j’ai arrêté de compter depuis. La seule chose de certaine, c’est que Michael et Brooklynn étaient partis depuis plus de trois quart d’heure rejoindre Liam pour tenter de libérer Gaïus des griffes de la Grande Conseillère et, que le temps nous manquait. Il était devenu aujourd’hui notre pire ennemi.

    Le cœur de Mara commençait à montrer des signes de faiblesse. Elle avait été plongée dans une sorte de coma du à ce poison qui la rongeait. Aucun antibiotique que je lui ai passé, n’arrivait à stopper l’évolution de ce mal étrange qui avait été crée par un Ancien et par une vengeance qu’il avait du amèrement préparé depuis toutes ces années. Mes doigts étaient toujours aussi habiles mais quelque peu tremblants, retirant la perfusion de la jeune leader. Je venais de lui remettre une attente, un ballon avec du glucide et quelques autres vitamines pour booster son organisme. Mais là encore, rien ne semblait faire son effet. Ma main effleura doucement son front, replaçant une mèche de ses cheveux auburn derrière son oreille. Si mon père était encore parmi nous, qu’aurait-il fait à ma place pour contrer ce mal ? Ce poison ne pouvait se pallier par des traitements dits « normaux » que nous avions l’habitude de prescrire. C’était bien plus pernicieux et maléfique. Une toxine élaborée à partir de la puissance d’une Longue-Vie. Et on ne pouvait lutter contre cela. La vie de Mara Jade était maintenant entre les mains des Pacificateurs. Je connaissais leurs forces, leurs déterminations et, ils devraient déjouer les pièges perfides d’un Ancien qui vivait avec ses ressentiments depuis des années. Une vendetta qu’i n’avait fait que l’aveugler et qui le perdrait mais à quel prix ?

    Les petits gazouillis d’Héméra m’avaient un instant sourire. Elle était dans les bras de Lia qui s’était approchée de la maman. Elle comprit à mon regard triste que là n’était pas la place d’un petit bébé. Le lien entre un enfant et une mère était si précieux, si profond, si mystérieux. Savoir déjà que dans le ventre de Mara, elle l’avait fait sauvée d’une mort certaine, reflétait là toute la puissance de ce petit bout de chou qui n’avait pas encore conscience de son importance. Elle aurait tout de temps de comprendre pourquoi elle était si différente mais aussi si aimée et choyée. D’un petit hochement de tête, je donnais mon aval pour qu’elles sortent toutes les deux de cette salle où seules les alarmes des ordinateurs berçaient le rythme insoutenable de ces heures maudites. Je percevais en Lia une envie d’exploser, de crier sa colère, sa hargne envers toute cette situation. Nous étions toutes et tous impuissants face et l’attente devenait intolérable à gérer. La porte de l’infirmerie se referma dans son dos, avec Héméra dans ses bras et moi, je me laissais tomber sur le tabouret aux côtés de celle que mon demi-frère avait tant aimé.


    12h33…

    Rien n’avait changé, rien n’avait évolué. Peut-être était-ce une bonne nouvelle. La santé de Mara ne s’était pas détériorée même si elle était toujours endormie. On venait de me rapporter les dernières nouvelles plus au moins sombres : cela faisait une heure que le groupe s’était lancé à la poursuite de Jezebel Hell, que Gaïus avait sacrifié sa vie pour ses amis, pour sa femme et sa fille. Depuis, ceux qui faisaient la liaison avec ce fourgon et le QG, étaient restés paralysés par le silence de nos alliés et amis. Dans les plusieurs messages que l’on m’avait fait circuler depuis le tout début, il y avait une lueur d’espoir. Leroy McStone les avait accompagnés. Et là, un Ancien soutenu par des jeunes dont les pouvoirs étaient prestigieux face à un autre Ancien, tout se jouerait sur cette faible limite. Ce qui m’étonna le plus par contre, fut la présence d’une journaliste, la binôme de Liam qui ne faisait pas partie de notre cause mais qui semblait défendre les mêmes idéaux que nous.

    J’avais arrêté de regarder sur l’ordinateur toutes ces séquences vidéos où l’on montré l’arrestation de Gaïus menotté et arrivant à la tour gouvernementale. Par contre plus rien ne filtrait. Les médias ne parlaient pas du sauvetage, certes abrogé de Gaïus. Cela ne ressemblait pas à Alianka de Nephthys ne de pas se targuait d’avoir repoussé une fuite des alliés de l’architecte et, démontrer toute l’ingéniosité et la vigueur de la Milice…Pourquoi ce silence là aussi ?

    Ma main entrelaçait délicatement celle de Mara pour lui montrer, lui prouver que nous étions là pour elle, pour sa fille, qu’elle n’était pas seule, que nous faisions tout notre possible pour l’arracher à cette mort, à ce destin qui n’était pas le sien mais qu’une aigreur avait ainsi tissée. Un peu d’accalmie…NON !...Le scope se mit à sonner, les constantes s’affolèrent chutant terriblement devant mes yeux apeurés.


    - NON !!! Mara ! Tiens bon ! Ce n’est pas le moment de nous lâcher…
    Ils vont bientôt être là ! Pense à ta fille…Mara !!!


    Il était…13h07






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MessageSujet: Re: (Terminé) Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort [Pacificateurs] Dim 5 Juin - 14:38:39


    Le jardin Botanique paraissait se désintégrer dans un enfer crée par cet Ancien. J’avais demandé à ce que personne ne bouge, que personne ne vienne en aide à tous ces visiteurs qui parsemaient les salles de cette immense bâtisse. Je savais ce que je faisais et même si au moment où Jezebel Hell était réapparu dans la pièce avec la journaliste à ses côtés, essayant de renverser la situation, je pouvais voir que sa puissance faiblissait de plus en plus. Il ne pouvait pas à la fois remodeler et effacer tout ce chaos et se concentrer sur la fleur qu’il avait en sa possession. Je reculais de plusieurs pas pour me fondre dans les ombres de la salle. Ma main se posa sur l’un des murs, laissant tomber toutes les protections psychiques et illusions sur mes coéquipiers. C’était la fin, et nous ne risquions plus rien. Je devais maintenant faire en sorte de reprendre l’apparence d’origine à toutes ces salles prises par le feu et la destruction.

    Alors, pendant que l’Ancien assis en tailleur sur l’herbe, uniformisait son pouvoir sur la fleur…Moi je m’occupais à effacer toute l’horreur et la magie de mes illusions. Petit à petit, lentement, comme un voile qu’on se soulève, qu’on retire, chaque salle retrouva le calme d’avant, chaque personne, chaque visiteur, chaque esprit furent libérés de mon pouvoir. Ces hommes, ces femmes, ces enfants, gisaient sur l’herbe, sur le sol, sans blessures, calmes et sereines, se réveillant d’un sommeil que je leur avais infligé télépathiquement pour les protéger. Ils ne se souviendraient de rien, reprenant leur quotidien sans savoir à quelques pas de là s’était joué un combat mémorable pour la survie d’une amie, d’un leader. Le feu s’éteignit, la nature avait repris sa place, les fleurs, leurs magnifiques couleurs, les oiseaux revenus sur les branches des ces arbres anciens.

    Je fus moi aussi éblouit par cette lumière intense qui provenait de cet Asarien, impossible de résister à une telle clarté avant que je m’aperçoive que la fleur avait fusionné avec son « père » et qu’il ne restait plus qu’une fiole qu’il venait de remettre à Hélèna Carter. Nous avions enfin le remède pour sauver Mara qu’elle me remit en mains propres lorsque j’arrivais à son niveau. Comme elle, je pus voir la disparition de l’Ancien, se volatiliser dans cette brise qui semblait venir le chercher…pour ne laisser plus aucune trace de cet homme qui avait engendré et provoqué tout cela par vengeance, par amertume et qui avait ouvert les yeux beaucoup trop tard. La reporter s’en alla, elle aussi, sans un mot, un simple regard. C’était elle qui avait tenu tête à ce Longue-Vie, qui l’avait combattu dans cette autre dimension.

    Je l’observais partir, se détacher de nous. Nous ne pouvions la retenir et, il était grand temps de retourner au QG pour sauver Mara. Je couru hors de cette salle, sortant à la lueur du jour, protégée par ce grand dôme de verre, rejoignant le fourgon. Le Pacificateur qui m’avait conduite jusqu’ ici était revenu.


    - Dylan, nous allons avoir besoin de ton pouvoir. J’ai la fiole pour sauver Mara.

    Il me sourit et en une seconde le décor venait de changer. Je n’étais plus dans la cité mais bien dans l’un des couloirs sinueux du QG du Phénix, devant la porte de l’infirmerie. Je me retins à lui pour ne pas vaciller. Je n’étais pas habituée à ce genre de voyage rapide. Le sas s’ouvrit à mon approche rentrant à l’intérieur pour y voir Lia et Amaria s’agiter nerveusement devant le corps presque inerte de Mara. Mon cœur se mit à s’affoler, faisant les derniers pas pour me rapprocher des deux femmes.

    - J’ai le remède. Il faut mélanger à cette fiole un peu de sang de Mara et du bébé.

    Amaria récupéra le petit flacon qu’elle posa sur le plan de travail. Je ne pouvais pas me permettre de les déranger plus que cela mais, je ne pus m’empêcher d’observer quelques secondes les constantes de Mara qui dégringolaient à vive allure. Serrant les poings, je retournais dans le couloir avec les autres Pacificateurs, m’adossant contre le mur froid, me laissant glisser au sol, épuisée, les genoux recroquevillés contre ma poitrine. J’espérai que nous n’étions pas arrivés trop tard…Mara ne pouvait pas mourir…Nous avions déjà perdu Gaïus…pas elle…

    Il était 13h 23...
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MessageSujet: Re: (Terminé) Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort [Pacificateurs] Lun 6 Juin - 17:13:04

J'avais suivi l'opération pour trouver le remède pour sauver Mara à ma façon, soit par un piratage des satellites. C'était bien peu puisqu'après les avoir vus entrer dans le jardin botanique, je ne pouvais plus rien savoir. Les satellites n'avaient pas la possibilité de voir derrière les murs, malheureusement. Je ne pouvais plus rien faire désormais, et avant que quelqu'un m'intercepte, j'avais franchi les portes de la salle de contrôle et je courais presque dans les couloirs qui menaient à l'infirmerie. J'étais terriblement inquiet pour Mara. Après avoir vu Gaïus, un homme que je respectais beaucoup et que j'appréciais, se sacrifier pour sa famille et aller vers la mort à coup sûr, malgré tout notre espoir de le retrouver vivant, je ne voulais pas avoir à faire le deuil d'un autre membre de ma famille. Mara, comme Lia, était tout ce qui me restait de ma vie d'avant, celle où tout était plus facile. Si Mara venait à mourir, je ne savais pas comment je gérerais la peine qui me noierait rapidement.

En tournant le coin du couloir, j'entrai presque en collision avec Lia. Au début, je ne vis que son visage bouleversée par l'état de santé de notre amie, et puis, je vis la petite chose qu'elle tenait dans ces bras et qui me regardait fixement avec ses grands yeux bleus ciel. Héméra. Voilà le petit ange sur qui nous comptions beaucoup et qui nous donnait déjà l'espoir de changer le monde dans lequel nous vivions par grâce des gens issus, comme elle, de deux races qui devaient s'haïr depuis une bonne centaine d'année. Je regardai Lia avec un petit sourire malgré les circonstances. Notre nièce était trop belle pour ne pas se réjouir qu'elle soit en bonne santé. Je mis ma main sur sa tête déjà recouverte de cheveux foncés et je la regardai quelques instants avant de regarder mon amie qui la tenait dans ces bras.


- Elle est magnifique. C'est le portrait de sa mère.


Mon sourire se fit plus douloureux. J'essayai de détendre l'atmosphère puisque Lia était à la limite de la crise de nerfs, mais je n'en menais pas plus large. J'étais à deux doigts aller chercher le commando qui était allé chercher la fleur moi-même. J'avais l'impression que cela leur prenait trop de temps, qu'il devait avoir quelque chose qui n'avait pas fonctionné et que l'antidote n'arriverait jamais. Je mis mes mains sur les épaules de Lia, pour lui donner le peu d'espoir qui me restait. Lia était l'autre personne qui comptait le plus à mes yeux et la voir dans cette état, même si j'étais dans le même, me rendait fou.

- Elle va vivre Lia. Elle est force et une battante, nous sommes les mieux placer pour le savoir. Elle va vivre et elle va élever Héméra avec nous pour l'aider.

C'est alors que par la porte entrouverte de la salle où était Mara, j'entendis les bruits désynchronisés du cardiogramme. La panique qui j'essayais de contenir me submergea et j'entrai dans la salle pour avoir Amaria tout aussi désemparé que moi. Il ne fallait pas que Mara meurt. Mais devant les appareils qui s'affolaient, j'ai honte de le dire, j'ai pensé que c'était la fin et qu'elle allait nous quitter, laissant les Pacificateurs, mais surtout moi, Lia et Héméra, plus désemparés que jamais.

Il était 13h07

C'est alors que, presque sorti de nulle part, Brooklynn passa la porte del achambre, tenant dans la main l'antidote. Mais était-il seulement trop tard ? Amaria commença à travailler sur les préparatifs finaux du remède et comme je ne pouvais rester, on me fit encore une fois sortir dans le corridor qui je commençai à arpenter de long en large et ne me répétant qu'une seule phrase en tête : Ne part pas Mara.
[i]
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« Kyra Reed »
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MessageSujet: Re: (Terminé) Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort [Pacificateurs] Mar 7 Juin - 11:41:31


    3 heures de routes entre terre et soleil. Je connaissais par cœur ses chemins où seule la nature sauvage en est maitresse. Ma moto lancée à vive allure, mon moteur crachait sa puissance, balayant devant lui tout obstacle. Depuis ce matin où j’avais vu cette vidéo d’amateur sur le net montrant Gaïus Hasard menotté, je n’avais eu qu’un seul objectif : rejoindre le QG. Impossible d’avoir Michael au téléphone. Je lui avais laissé plusieurs messages sans succès. Je ne pouvais pas rester tranquillement dans ma suite, à l’hôtel, attendant que les informations tombent aussi catastrophiques, les unes que les autres. Je possédais le médaillon du phœnix qui me permettait d’activer l’entrée principale et cachée du QG. Médaillon que je ne portais jamais sur moi mais qui m’était très utile dans des situations d’urgences comme celle-ci. Le temps ne m’avait jamais parut aussi long que durant tout ce voyage mais je n’avais que ce moyen pour me rendre là-bas et tenter de savoir si Mara allait bien et pourquoi Michael avait comme disparu de la citée.

    Une immense et majestueuse montagne se dressait enfin au loin devant mes yeux. Prenant le temps de quelques secondes de souffler, relevant la visière de mon casque. Je ne pouvais pas emprunter l’entrée de la grotte. J’avais besoin de garder ma moto avec moi et pas de la laisser au village pour refaire encore une heure de marche. Cela me prendrait trop de temps précieux. Il y avait une seconde entrée dissimulée derrière des rochers et de la végétation résistante qui donnait sur un nouveau parcours où moto et voiture pouvaient suivre sans aucun souci. Une galerie qui se trouvait juste sous une cascade, creusée par la technologie et les pouvoirs des Asariens. Ce coin de la forêt était perdue, nichée au cœur d’une verdure indocile et indomptable.

    J’arrêtais mon moteur, cherchant l’endroit discret et totalement hors de la vue de quiconque pourrait passait par là, cherchant l’emplacement pour y apposer l’oiseau de feu. Un énorme bruit déclencha le mécanisme, bruit étouffé et couvert par le bruit de la cascade non loin de là. Une entrée se présenté à moi, enfourchant de nouveau ma monture pour m’y engouffrer. J’entendis quelques minutes supplémentaires pour que le rocher se referme dans mon dos avant de continuer à longer le tunnel. Le long de la route, un petit lac souterrain me garantissait la fraicheur de l’onde. Mais, je n’étais pas là pour observer et détailler le décor, je devais rejoindre le QG au plus vite. Accélérant ma moto, je fonçais droit devant apercevant les premiers signes d’une civilisation avec tout un système de spots qui éclairaient mon avancée. Je savais aussi que j’étais surveillée par des caméras qui m’étaient impossible d’apercevoir. Soit, on m’avait reconnu, soit, j’allais devoir passer le contrôle, une fois arrivée devant le sas qui menait à l’intérieur même du Phœnix.

    Je continuais mon chemin, fixant ce sas métallique qui se dessinait devant moi. Et lorsque mon voyage prit fin, descendant de mon moto, retirant mon casque, je fus accueilli par deux personnes. Je n’étais pas là pour faire la difficile, levant les deux mains en l’air. Leur système d’identification faciale venait de me reconnaitre comme un élément du QG. Pas le temps de faire une petite causette, je filais en courant dans de nouveaux tunnels, chacun menant dans des secteurs bien précis pour freiner devant la grande salle des communications qui était ouverte et en pleine effervescence.

    Dans l’ombre, je m’approchais, lentement, fixant tous ces écrans allumés…et là…ce fut l’horreur. Un flash d’information se répétait à l’infini sur toutes les chaines asariennes. La journaliste annonçait officiellement la mort de Gaïus Hasard. Je ne l’avais jamais croisé, ni vu, ni parlé. Je savais pourtant quelle place importante il occupait au sein du groupuscule. Il eut comme un silence de mort dans cette pièce. Les sièges se tournèrent vers moi qui bloquais presque la sortie. Nos regards se croisèrent. Un silence qui définissait très bien le moment : Mara n‘était pas au courant et quelqu’un allait devoir s’en charger. Je leur fis un signe de tête. C’était moi qui apporterais la terrible nouvelle.

    Je ressortis de la salle complètement abasourdie par ce que je venais de voir et d ‘entendre. Marchant à pas lents, épuisée, attristée…Avant de me rendre compte que plusieurs personnes attendaient inquiète devant l’infirmerie. Je ne savais même pas par quoi commencer. Si ce n’est que le regard de Brooklynn Lane se posa sur moi. Elle était télépathe et je fis en sorte de lui ouvrir mon esprit pour qu’elle comprenne la situation…

    Il était maintenant 13h46…






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MessageSujet: Re: (Terminé) Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort [Pacificateurs] Jeu 9 Juin - 18:37:05

    Si je n’avais pas tenu Héméra contre moi, le QG m’aurait parut infiniment trop petit pour contenir tous les bouleversements qui s’opéraient et s’entrechoquaient en moi. Mon propre corps me paraissait déjà trop frêle, trop étroit. Je crois que dans ces moments de doute et d’attente interminable, avoir ce bébé, entendre ses petits bruits et concentrer mes efforts à la soustraire à la tension ambiante était entrain de me sauver moi… Mais j’avais besoin de bouger, sans faire les cents pas il me fallait marcher sans m’éloigner de trop de l’infirmerie au cas où ils auraient besoin de moi. Derrière la porte, j’avais laissé Amaria avec Mara et je faisais mon maximum pour me convaincre que je n’étais pas entrain de fuir la situation. Mes larmes étaient au bord du cœur quand j’entamais une berceuse de ma voix faible et douce, j’allais tourner au coin du couloir quand je failli subir un choc.

    Raffermissant ma prise sur Héméra, je reconnu d’instinct Julian, sa chaleur, son odeur… comme si je l’attendais depuis des heures. Nous avions tous notre rôle et je n’étais pas sans savoir que d’une autre salle il surveillait jusqu’à maintenant la progression de nos alliés au cœur de la Cité. J’en déduisais tout autant que puisqu’il s’était rendu ici, il ne pouvait pas leur porter plus grande assistance. Nos deux groupes étaient réellement isolés l’un de l’autre… que faire de plus ?

    Mes efforts furent considérables pour ne pas m’effondrer auprès de lui quand la vague de soulagement m’envahit de le savoir enfin à mes côtés. Je lui présentais Héméra, l’enfant de Mara et de Gaïus, ce petit être rempli d’amour qui représentait déjà, à quelques heures de sa venue au monde, un poids peut-être trop lourd et en même temps si beau. Je la redécouvrais à travers le regard neuf de Julian sur elle et il me fit sourire. Je penchais la tête en levant les yeux vers lui.

    —“ Tu trouves aussi… Je suis sûre que c’était la même à cet âge. ”

    Comme moi, il devait avoir en tête Mara étant plus jeune… la Mara enfant telle que nous l’avions connue tout les deux, l’image de tout les trois tels que nous nous étions rencontrés, aimés et finalement jamais quittés. Ce lien, bien qu’il soit partagé avec toute la cause Pacificatrice, était l’essence même de l’entière tendresse que nous portions à notre amie d’enfance. Je pouvais voir tout cela dans les grands yeux qu’Héméra posaient sur Julian, je baissais mon visage vers elle.

    —“ C’est Tonton Julian, quand tu seras plus grande, si tu hérites de tous les pouvoirs de ton papa, tu pourras bousiller tout son travail. C’est drôlement chouette, pas vrai ? ”

    Je lançais un regard moqueur à Julian, fidèle à moi-même. Je n’avais jamais vu Gaïus à l’œuvre mais Mara m’avait parlé un jour des problèmes liés à son électrokinésie et de la façon dont la petite avait déjà manifesté les pouvoirs que lui conférait son sang asarien. Sur l’instant, je trouvais un côté positif à tout ce qui me passait en tête, il le fallait bien… mais rapidement je fermais les yeux en repensant à Anne. Je ne devais absolument pas me laisser décourager, c’était une question de foi… et j’avais foi en celle qui était comme ma sœur. C’était seulement que je fatiguais et le contact de Julian, ses mains sur mes épaules réussirent pratiquement instantanément à alléger le poids qui y pesait. Ce partage à la façon de vases communiquant me faisait peur, je ne voulais pas lui imposer ma douleur car je savais qu’il la ressentait aussi mais j’avais besoin que son espérance renforce la mienne. Je pris un grande inspiration et soufflai profondément en me redressant, prête à affronter une armée avec un ton rassurant.

    — “ Je sais. Oui je sais… ”

    Mais tout s’accéléra de nouveau comme pour me contredire exprès, pile à cet instant. Derrière la porte que j’ouvris précipitamment pour qui nous puissions nous engouffrer à l’intérieur, sifflaient les signaux d’alerte de l’état en chute libre de Mara. Non, non, non ! Nous manquions de temps, il fallait la maintenir parce que les autres reviendraient, ils ne la laisseraient jamais tomber ! Amaria s’agitait dans ce but en compagnie des médecins restés surveiller notre leader. Je voulu m’approcher, j’étais infirmière, je devais pouvoir faire quelque chose ! Alors je confiais Héméra à Julian venu à mes côtés et reprit ma place d’assistante. Amaria et moi avions l’habitude de travailler de concert et cette occasion était plus que jamais l’exemple même de ce que nous pouvions faire de mieux. C’était à nous de lui communiquer notre force, je me plaçais à peine de l’autre côté de ma sœur, touchant son front et suppliant intérieurement devant la panique d’Amaria. Je ne l’avais jamais vu ainsi et là encore, c’était à moi de souffler pour deux. Ça n’effacerait cependant pas mon angoisse, pas moins tous mes sentiments pour garder Mara auprès de nous.

    Enfin, Brooklynn pénétra à l’intérieur de l’infirmerie. Sincèrement j’eu le sentiment de voir arriver le Messie et je ne la remercierai jamais assez pour ça. Elle déclara qu’elle avait l’antidote et nous indiqua brièvement comment nous devions procéder. A partir de là, tout se mit en place naturellement et très vite pour ne pas basculer dans le « trop tard ». Brook confia le flacon à Amaria alors que tout de suite je retournais auprès de Julian pour lui reprendre affectueusement Héméra. Ils quittèrent la pièce pendant que simultanément, mon mentor et moi étions entrain de nous équiper chacune afin de procéder aux prises de sang, elle sur la mère et moi sur l’enfant.

    Il était 13h28. Nous avions les moyens de réussir mais nous ne savions pas tout...
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MessageSujet: Re: (Terminé) Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort [Pacificateurs] Ven 10 Juin - 15:02:47

    J'étais comme abruti par les derniers évènements et c'est comme un automate que je réintégrais le QG et mon corps d'origine, complètement épuisé. Je ne me levais d'ailleurs pas tout de suite, la tête me tournant. J'avais un peu trop tiré sur la corde, je n'avais pas suffisamment d'entrainement avec ce pouvoir là. Et là, je m'étais donné à fond. Je n'étais définitivement pas un homme de terrain. Si j'en avais douté jusqu'à maintenant, désormais, j'en étais certain. J'étais très bien à agir dans l'ombre, à infiltrer les Anciens et les Puissants, à pirater leurs services informatiques. Le cœur de la bataille n'était pas pour moi et je me sentais totalement inutile dans ce genre de situation. J'avais foncé sans réflechir, parce que c'était Mara. Parce que son enfant devait vivre et devait connaître sa mère. Comment allions-nous lui dire que nous avions échoué à sauver Gaïus? Qui en aurait le courage?

    Je finis par me lever pourtant. Par aller voir Mara à l'infirmerie, voir le bébé, voir qu'on pouvait la sauver, que Hell avait dit vrai à la toute fin, qu'il se repentait sincèrement et voulait sa rédemption. Ce qui s'était passé dans ce jardin dépassait l'entendement. Hélèna s'était retrouvée à l'affronter seule, isolée. Sous nos regards impuissants. Encore heureux que Hell avait fini par céder, sinon, jamais nous n'aurions eu cet antidote. C'était de sa faute si Gaïus était mort. Pourtant, il avait agi pour venger la mémoire de son ami défunt. Il avait été englué dans les mensonges et n'avait ouvert les yeux que trop tard. Était-il mort? C'était un mystère.

    Brooke avait l'antidote. Tout irait bien maintenant, nous pouvions compter là dessus... Nous avions réussi la moitié de notre mission. j'eus une pensée pour Liam et Hélèna. J'espérais qu'elle passerait outre son mensonge, qu'elle comprendrait qu'il voulait la protéger. Il l'aimait vraiment, comme un dingue. Il ne supporterait pas de la perdre. Et j'avais bien vu qu'elle l'aimait tout autant.

    Arrivé près de l'infirmerie, je me figeais pourtant alors que j'apercevais la silhouette fine de Kyra. Je sentis son mal être violemment alors qu'elle regardais Brooklyn. Malgré moi, son esprit me tendit et la nouvelle de la mort de Gaïus me percuta de plein fouet. Pourquoi donc? Je savais qu'il était mort, nous le savions dés lors que nous l'avions laissé se sacrifier pour nous permettre de fuir et récupérer la fleur. Je fis alors quelque chose que je n'aurais jamais fait en temps normal. Je m'approchais de Kyra, lui passais une main dans le dos, pour lui signifier que j'étais là, que j'avais besoin d'elle, de sa chaleur, mais qu'elle pouvait aussi compter sur moi. Je me trahissais surement auprès des autres Pacificateurs, mais j'avais confiance en eux. Ma main glissa jusqu'à la sienne, la prenant doucement, mais fermement. Dans l'infirmerie, c'était le branle bas de combat. Brooke n'avait plus la fiole. Amaria devait être en train de tout faire pour récolter le sang afin de sauver notre leader et amie. Ils devaient réussir à la sauver. Il le fallait. Je n'aurais plus la force de croire en un monde meilleur si Mara mourrait ainsi.

    Je serrais plus fermement la main de Kyra. J'avais l'impression de vivre en plein cauchemar. Ce n'était pas moi qui avais ainsi foncé jusqu'à la Tour, m'étais battu contre des Miliciens, avais affronté un Ancien, avait assisté à l'horreur, et la rédemption, noyé dans les illusions... Je regardais Brooke. Elle aussi avait assisté à tout cela. Le cauchemar pouvait-il se terminer ainsi? Pouvait-il enfin prendre fin et nous laisser nous réjouir de la naissance d'une enfant? petite Héméra, si tu savais seulement comme ta venue a bouleversé tout l'univers...

    Il était 13h48.
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Appartenance: Asarienne Pacificatrice
Activité: Médecin urgentiste et Généticienne, co-fondatrice du dispensaire


MessageSujet: Re: (Terminé) Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort [Pacificateurs] Ven 10 Juin - 22:29:09


    Je n’avais jamais trouvé le temps si long qu’aujourd’hui. Tout semblait vouloir nous freiner, nous jouer un mauvais tour tout droit sorti d’un terrible cauchemar. Cela faisait plus de vingt minutes que je tentais par tous les moyens de garder les constantes de Mara à un niveau correct mais rien, là aussi, ne paraissait aider notre amie. Sa tension chutait, les pulsations de son cœur, avec elle. Mes yeux étaient rivés sur le panneau du scope et, je me trouvais impuissante. Héméra était nichée dans les bras de Julian qui était venu nous soutenir par sa présence. Je pouvais ressentir ce bien-être, cette assurance, cet espoir qui se dégageait de lui et qui nous apaisait toutes. Lia était à mes côtés, travaillant ensemble pour donner encore du temps au groupe de revenir. Mais plus les minutes défilaient, plus j’avais un très mauvais sentiment. Aucun traitement ne voulait fonctionnait pour soigner l’organisme de Mara qui sombrait un peu plus chaque seconde. C’était horrible…horrible de la voir lutter contre la mort. Elle s’épuisait, ce poison rongeait son corps et nous, nous ne pouvions rien faire d’autre que d’attendre et d’espérer un miracle. Lia était certainement la seule à garder son calme, à souffler son énergie à Mara.

    Le sas de l’infirmerie s’ouvrit exactement à 13h 23 me faisant sursauter. La silhouette de Brooklynn nous apparut. La jeune femme paraissait fatiguée nerveusement. Je ne doutais pas un seul instant que cette situation avait du être oppressante. Elle entra en courant vers moi, me présentant une fiole avec des indications bien précises. Je devais mêler à ce contenu, le sang de la mère et de la fille et l’injecter. Je fis un signe à Lia de faire sortir Julian et Brook. Il nous fallait du calme. Une fois que le matériel stérile fut préparé, j’avais demandé à Lia de tenir Héméra un peu plus fermement. Je devais récupérer un peu de son sang. Je ne voyais qu’un moyen lui faire une prise de sang mais sur un bébé de quelques heures, ce n’était pas évident. Je pris le temps nécessaire pour que le bout de chou comprenne ce que je voulais faire. A priori, elle était bien télépathe et ce n’était pas juste un lien entre le fœtus et la mère. Alors, entre télépathes, je pouvais lui faire retrouver sa quiétude. Elle se blottie contre sa tante et je pus entamer la prise de sang sans aucun sanglot.

    Maintenant, je devais faire de même avec Mara. Elle possédait déjà une voie veineuse que je lui avais posée dès son accouchement. Récupérant de son sang, je fis le mélange entre la fiole, le sang du bébé et de sa mère, reprenant une nouvelle aiguille pour récupérer la composition dans une seringue et la lui injecter tout doucement. Il y avait un peu moins de 20 cc et je ne savais pas comment Mara allait réagir à cet antidote.A l’instant même où le produit se retrouva dans son corps, les constantes qui n’étaient plus que le reflet de sa mort, commencèrent à remonter lentement. Sa tension venait d’atteindre le palier des 10, son pouls avoisiné presque le 60. Elle était encore fragile, mais elle était sauvée. Je me retournais vers mon infirmière, sourire aux lèvres, soulagée par toute cette tension qui commençait à s’estomper.

    - çà marche Lia !

    Il ne restait plus qu’à entendre que Mara se réveille. Lia et moi, nous ne savions pas encore tout. Nous ne savions pas qu’elle allait devoir affronter la douloureuse réalité : celle d’avoir perdu à tout jamais Gaïus. Je rejoignis Lia et Héméra, passant doucement mes doigts sur la joue de cette petite fille pour la caresser.

    - Ta maman va vivre…

    Je laissais en suspend la fin de ma phrase croisant le regard de Lia, inquiète. Brook n’avait rien dit au sujet de Gaïus. Il était temps de prévenir tout ce petit monde qui attendait à l’extérieur. Je sortis la première pour voir tous les Pacificateurs soucieux et tourmentés…mais ce n’était pas que pour Mara…Leurs esprits étaient à vifs, leurs pensées trop à fleur de peau pour que mon esprit ne capte pas ce qu’ils venaient d’apprendre. L’horreur se dessina devant mes yeux, portant ma main à ma bouche pour étouffer une douleur, une peine immense. Les cris d’Héméra dans mon dos reflétaient la vie, la joie…Nous ne pouvions pas baisser les bras. Mon regard scruta ceux des télépathes …Michael, Brooklynn…avant de prendre une grande inspiration pour voiler ce chagrin.

    - Mara est sauvée…et, nous vous présentons Héméra…

    Il était…13h 51






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« Kyra Reed »
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MessageSujet: Re: (Terminé) Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort [Pacificateurs] Mar 14 Juin - 13:07:27


    Je restais figée devant Brooklynn qui venait de comprendre. Mes yeux se levèrent vers la silhouette familière qui se rapprochait vers moi. Il était sain et sauf. Les traits de son visage reflétaient son épuisement, sa fatigue mais aussi la terrible douleur que j’allais devoir annoncer à tout le monde. Michael était lui aussi télépathe et à son regard, je compris qu’il avait effleuré mon esprit pour y lire l’annonce de cette nouvelle bouleversante. Pour l’instant, nous n’étions que trois au courant de cette tristesse. Je pensais en cet instant à Mara. Comment trouver les bons mots pour tout lui dire, tout lui avouer alors qu’elle venait à peine de mettre au monde sa fille ? Aucun mot ne sortit de ma bouche, la gorge trop serrée, trop d’émotions me submergeaient. Sa main glissa dans mon dos. C’était la première fois que nous nous trouvions réunis avec les autres pacificateurs, la première fois qu’on montrait aux autres notre lien, notre attachement, notre relation. Mai, je n’avais pas à me cacher, ici. Ils étaient mes alliés, certains étaient devenus des amis au fil du temps. Je tirerai mes gants en cuir de motarde pour les enfouir dans la poche de mon blouson, cherchant sa main, y entremêlant mes doigts doucement aux siens. J’avais besoin de sa présence et certainement, lui autant que moi, de notre amour.

    Je n’avais plus envie de masquer quoi que ce soit, pas aujourd’hui. Mon bras libre s’enroula autour de son cou, ma seconde main se posa tendrement sur sa nuque, enfouissant mon visage dans le creux de son cou, respirant son parfum, me ressourçant à a chaleur pour trouver le courage de révéler toute cette vérité. Je me blottie contre lui, ne cherchant plus à freiner mes gestes pour Michael. Dans un doux murmure, je lui susurrais combien je l’aimais, combien il m’avait manqué, combien j’avais étais inquiète pour lui. Le cauchemar paraissait ne pas vouloir prendre fin. Comme toute la population de la cité, j’avais suivi les informations concernant l’arrestation de Gaïus au petit matin amené à la tour gouvernementale menottes aux mains. Je ne connaissais pas tous les détails concernant la mission de sauvetage. Ce n’était pas le bon moment de parler de tout cela.

    Le sas de l’infirmerie s’ouvrit, tournant mon visage avec Amaria qui venait d’apparaitre. Son geste fébrile l’avait trahi. Télépathe très puissante, elle aussi, souvent, j’oubliais qu’elle était la fille du prophète Ahmad Saria. Discrète, toujours d’un calme apparent, parfois trop impassible, trop en retrait. C’était cette image qu’elle montrait d’elle et pourtant, à voir sa tristesse, son émotion se dessinait, elle n’était pas cette femme là. Je hochais la tête en sa direction pour lui certifier, malheureusement, que tout cela était vrai, qu’il n’y avait pas d’autres possibilités ou espoirs. Derrière elle, arrivèrent au même instant Lia qui tenait le petit bébé dans ses bras, Julian à sa suite. Je lâchais Michael pour m’approcher de ce petit bout de chou. Elle était si jolie. Des cheveux auburn comme sa maman, de grands yeux bleus comme son papa. Héméra était la preuve même que nos deux races étaient compatibles pour procréer et donner naissance à une future et nouvelle génération. Du bout de mes doigts, je caressais sa joue rosée. Elle jouait tendrement avec les mèches de cheveux de Lia, souriait à qui s‘approchait d’elle. Elle était magnifique, encore insouciante de ce monde sombre qui l’entourait, encore insouciante qu’elle ne connaîtrait jamais son père.

    Je posais un doux baiser sur son front, me décalant sur le côté pour laisser aux autres le soin de la contempler. Je passais juste ma tête à l’intérieur de l’infirmerie. Mara commençait à se réveiller. J’aurai aimé trouver le moyen de la protéger de cette mauvaise nouvelle mais lui mentir n’était pas la meilleure des solutions. J’entrais alors laissant tout ce petit monde autour de ce beau bébé. Les yeux de bronze de la leader me transpercèrent de cette générosité mêlée à ce chagrin qui couvait en elle. Ma main caressa la sienne cherchant un lien, une union avec elle pour l'apaiser.


    - Mara…






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« Mara Jade »
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MessageSujet: Re: (Terminé) Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort [Pacificateurs] Sam 18 Juin - 19:59:22


    Comment vous décrire, vous expliquer tout ce que j’ai ressenti pendant ces dernières heures ? C’est si étrange, si irréel, si intense. Toutes ces émotions présentes, unies, qui se mêlent à l’infini. Mon âme qui se déchire de mon corps. La douleur est terrible, elle n’est pas que physique. Elle se voile, se pare d’une sombre silhouette qui m’attire vers elle. Je les vois, je les entends, ils ne se savent pas, ils ne s’en perçoivent pas. Pourtant, c’est comme si mes sens étaient amplifiés...moi…une simple humaine. Pourtant, leurs voix se brouillent par moment d’une tristesse qui devient palpable, je pourrai la tenir au creux de ma paume. Les gazouillis d’Héméra sont un vrai enchantement. Et quand je regarde la douceur de Lia, je sais que quoi qu’il puisse m’arriver, ma fille sera aimée et choyée. Je sais que mon corps, ma vie ne tiennent plus qu’à un fil à cause de ce poison qui ronge mon organisme, cadeau empoisonné de cet Ancien qui a préféré se détourner de la vérité par peur, par faiblesse. Dois-je lui en vouloir d’avoir fait éclater ma famille tout comme à ce Mercenaire ? Je ne dois pas…Je ne dois pas vivre avec cette rancœur, cette amertume parce que je ne vaudrai pas mieux qu’eux.

    Ils sont partis trouver Jezebel Hell. Ils ne sont ni femmes ni hommes de terrain…Michael, Brooklynn et pourtant, ils n’ont pas reculé à rejoindre Liam. J’ai tout entendu, toutes les conversations, toutes leurs inquiétudes, tout ce qu’ils me cachent à propos de Gaïus qui a été amené en tant que prisonnier devant la Grande Conseillère. Je sais qu’il est capable de tenir tête à la panthère de glace, je sais aussi qu’il joue à un jeu très dangereux. Et au fond de moi, j’ai cette sensation oppressante que jamais je ne le reverrai. Seigneur, ne me l’enlevez pas. Je ne sais pas prier, mais aujourd’hui, je vous demande de le protéger. Prenez ma vie et sauvez-le. Ma vie sans lui ne sera que ténèbres.

    La faiblesse me gagne, les tenions et l’inquiétude perdurent. Les voix de Lia et d’Amaria sont réconfortantes. Je n’arrive plus à faire la différence entre la réalité qui m’entoure et les délires d’une femme qui va mourir. Mon corps est ma prison, consumé, entamé par cette toxine qui se repend dans mes veines. J’ai peur, c’est vrai et malgré tout, je me force à mettre de côté cette vision de la mort. Alianka et le gouvernement ne seraient que trop heureux de voir la leader des Pacificateurs mourir. Je ne peux pas baisser les bras, je dois tenir pour celles et ceux qui sont allés se battre contre l’enfer, je dois me battre pour ma fille, je dois me battre pour lui car jamais Gaïus aurait voulu me voir fléchir dans une telle situation. Je me rends-compte que mon subconscient s’évade loin de ce QG. Je n’arrive plus à me concentrer. La mort gagnerait-elle du terrain sur mon corps ? Peut-être. Par moments, je retrouve leurs voix mais j’ai beaucoup de mal à saisir leurs discussions. Mes forces m’échappent et les heures paraissent si longues.

    Le vide…étrange, froid…C’est ma fin…Je sais qu’ils ont tout fait pour me venir en aide au prix de leurs propres vies mais je n’arrive plus à rester parmi eux. Mon corps était engourdi, mes pensées aussi. Des images de mon existence défilent devant moi. C’est donc ainsi de mourir…revoir son passé par brides, toutes ces rencontres que j’ai pu faire, la chance d’avoir pu lier toutes ces relations avec chacun d’entre-eux…


    Citation :
    * Pardon...*

    Je me réveille, non, je suffoque, je cherche mon air à grandes bouffées. Je me redresse sur mes coudes tentant d’arracher le masque à oxygène qui me gêne. Les couleurs, les formes, tout reprends vie devant mes yeux. Le visage d’Amaria qui me sourit, celui de Lia à ses côtés. Elles me calment pour que je me rallonge sur le lit de surveillance. Cette voix dans ma tête, je ne l’ai pas rêvé… Ce n’est pas la démence qui couve…Cette voix m’était familière…

    Mon regard ne quitte pas l’écran du scope qui indique ma tension artérielle et mes pulsations cardiaques. Elles sont sorties toutes les deux de l’infirmerie pour présenter Héméra et les soulager sur mon sort…Mais, cette même sensation étouffante, terrible, m’écrase, m’étreint…Alors apparait Kyra…et, je n’ai pas besoin qu’elle prononce d’autres mots…je comprends que tout est terminé…Mes larmes coulent silencieusement sur mes joues…ma main sur ma bouche réprime un sanglot…

    Jamais plus, je ne pourrai lui dire combien je l’aimais…
    Jamais plus, je ne pourrai le tenir dans mes bras…



[ RP TERMINE ]




~~ Maman d'une petite Héméra ~~




Mes nuits me ramènent à toi. Mes souvenirs sont un trésor qui n'ont que ton reflet

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: (Terminé) Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort [Pacificateurs] Aujourd'hui à 16:24:57

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(Terminé) Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort [Pacificateurs]

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