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You can't scream with your mouth shut [PV Nolan]
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Pacificatrice Humaine

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MessageSujet: You can't scream with your mouth shut [PV Nolan] Ven 11 Jan 2019, 07:00

YOU CAN'T SCREAM WITH YOUR MOUTH SHUT

Il commençait à se faire tard et Lia ne se sentait plus en sécurité. Mais quelle idée aussi de se lancer seule dans la recherche d’Epsilon? Après toutes ces attaques, la jeune femme pensait avoir une piste, mais il s’agissait finalement d’un canular.
 
Le tout avait débuté en milieu d’après-midi alors que Lia s’affairait à son bureau. Michael, son patron, était débordé et Lia mettait tout en œuvre pour lui réduire ses tâches au maximum. Paperasses, rendez-vous, représentants, rien ne lui échappait. Elle transmettait au PDG si nécessaire, sinon elle s’en occupait elle-même. La journée filait à tout vitesse.
 
C’est alors qu’elle répondait à un appel d’un client que la jeune femme entendit une employée souffler le nom «Epsilon» à demi-mot dans une conversation avec un asarien venu pour une candidature. Curieuse depuis les attentats dans le dôme humain, la brunette ne put s’empêcher de mettre un terme poliment à sa conversation téléphonique. Trouvant comme prétexte d’aller infuser sa tasse de thé, la belle faisait mine d’être absorbée dans la lecture des ingrédients de son infusion, mais écoutait attentivement.
 
Selon l’employée, un homme qu’elle avait croisé supportait le groupe Epsilon et désirait s’y joindre. Une réunion secrète de recrutement aurait lieu le soir même dans un bar un peu en retrait dans le dôme commercial, entre le Macadam et le Five… La porte était rouge sang et un portier autoriserait quiconque soufflerait le mot «kappa». L’asarien venu en entrevue riait aux éclats en disant que c’était impossible, qu’il fallait être fou pour s’organiser ainsi sous le nez des asariens, à l’intérieur même des dômes.
 
Il fallait être fou ou un génie, pensa Lia. Après tout, l’audace pouvait parfois être payante. L’assistante tourna la tête vers le bureau de son patron. Michael était aussi un pacificateur, tout comme elle. Devait-elle l’aviser? Non, il était si occupé et la piste était mince. Mara? Jamais, elle aurait trop honte s’il s’avérait que les informations étaient non fondées. Amaria au dispensaire, Liam probablement aussi occupé que Michael… Lia prit une inspiration. Une gorgée de thé. Elle irait seule, mais serait prudente.
 
Le soir venu, Lia quitta le bureau en saluant son patron, prit ses affaires et se rendit chez elle. La difficulté de se balader seule dans les dômes était de ne pas trop passer pour une humaine. La situation était délicate et sans pouvoir, Lia avait peu de chance en rencontrant des asariens.
 
Une douche et hop, on se prépare. La jeune femme enfila un pantalon serré et une blouse ample au tissu raffiné. Plutôt habituée de porter ses cheveux en une élégante queue-de-cheval, Lia choisit plutôt de les laisser tomber en cascade dans son dos. Le maquillage était léger, mais flatteur. Un regard dans le miroir et elle eut un sourire satisfait. Elle se fondrait dans la masse.
 
Les transports collectifs entre les dômes étaient bondés. La foule se tassait dans les wagons et les routes devenaient plus achalandées. Les plus riches sortaient et profitaient de la soirée après une journée au boulot. Lia se laissa transporter sans trop y prêter attention, absorbée dans ses pensées.
 
Une fois arrivée à destination, la brunette se mit en quête de la porte rouge sang. Elle arpentait les rues en regardant les façades avec intérêt. Il fallait bien l’admettre, l’architecture des dômes et des bâtiments était magnifique. Son village qui l’avait vu grandir était si modeste en comparaison.
 
C’est alors qu’elle la remarqua : cette porte écarlate, d’un vieux bois massif et exotique. Une antiquité importée de l’ancien monde probablement. Les détails étaient sculptés avec finesse. Lia s’approcha et vit le portier, un genre de gorille peu bavard avec un air d’enterrement. La jeune femme lui fit un sourire.
 

«Bonsoir… Eum… Semble-t-il que je dois vous dire kappa..?»
 
Lia ne savait trop si elle devait regretter son audace ou aller voir Amaria au dispensaire pour lui dire qu’elle avait perdu la tête et qu’elle devait lui prodiguer des soins. Qu’espérait-elle? Ne mettrait-elle pas tout son regroupement en danger? Non, bien sûr que non. Lia était toujours discrète et personne ne connaissait son implication.
 
«Entrez mademoiselle, je vous souhaite une excellente soirée, amusez-vous.»
 
La grosse brute poussa la lourde porte écarlate et Lia retint son souffle. En franchissant le seuil, elle se demandait ce qu’elle trouverait de l’autre côté. Combien de personnes désiraient rejoindre les rangs d’Epsilon? Une musique entraînante lui parvenait du bout du couloir.
 
Le couloir débouchait sur une grande pièce fermée par de lourds rideaux noirs, probablement la raison pour laquelle la musique semblait si étouffée. En repoussant les rideaux, Lia fut bouche bée.
 
Eh bien, elle avait bien fait de ne pas avertir ses compagnons pacificateurs! Il s’agissait d’une fausse information. Le bar se nommait Kappa, avec l’alphabet grec inscrit sur le mur… Dont la cinquième lettre; Epsilon. Une petite scène était aménagée et des asariens s’adonnaient au karaoké. Mauvaise piste. Au moins, elle en avait le cœur net. Lia se permit toutefois de rester un peu pour entendre quelques personnes s’adonner au chant avec plus ou moins de talent.
 
Lorsqu’elle sortit du bar, elle fit un sourire au grand gorille et entreprit de reprendre sa route vers les wagons qui la transporterait d’un dôme à l’autre. Lia n’avait fait que quelques pas quand elle entendit quelqu’un siffler de manière grossière dans son dos. Elle figea complètement lorsque cette personne se mit à parler.
 
«Non, mais regardez-moi cela. C’est la petite poupée humaine de Michael Hawkins! Et toute pomponnée en plus. Il est où ton maître ma jolie, hein? C’est lui qui te fait habiller comme ce que tu n’es pas? Il devrait pas te laisser te balader toute seule, il y a plein de gens mal intentionné…»
 
Lia ne répondit pas, d’ailleurs elle ne se retourna pas non plus. Tendue, le poing serré, la jeune femme accéléra le pas et se maudit d’avoir mis des bottillons à talons hauts qui ralentissaient son rythme. Elle sentait le Sgian Dubh frotter dans sa chaussure, mais elle n’arriverait pas à le sortir à temps si on l’agressait, le pantalon moulant étant bien serré contre sa cheville.
 
«On t’a pas appris à respecter la race supérieure, petite? Ton maître est trop doux pour te remettre à ta place?
 
-Ce n’est pas mon maître, c’est mon patron...», grinça-t-elle à voix basse.
 
L’asarien était à arrivé à sa hauteur. Il était grand, costaud et ivre. Sans se retourner, Lia savait qu’il était accompagné d’au moins un autre asarien, qui encourageait les propos de son ami en riant grassement.
 
Lia était à la hauteur du bar le Five lorsque l’asarien l’agrippa fortement par le bras.
 
«Ton patron hein? Michael Hawkins est un fou s’il ne t’a pas encore mis dans son lit, petite poupée. Mais je peux le remplacer, tu m’en remercieras.
 
-Lâchez-moi, vous êtes saoul.»
 
L’altercation lui rappelait durement sa mésaventure dans le bois près du village, lorsqu’elle n’avait que 15 ans. Il était tard et il n’y avait que peu de passants dans la rue, tout le monde étant rentré à la maison ou en train de boire leur dernier verre à l’intérieur des bars environnants. Les arbres étaient remplacés par les bâtiments. Lia ne voulait pas se battre, ce n’était pas son genre, mais elle ne se laisserait plus faire.
 
«Je vous ai dit de me lâcher.»
 
La brunette réussit à repousser l’ivrogne et le contourna. Son ami, probablement moins avancé dans l’ivresse, la saisit plus férocement encore. Elle sentait son souffle dans ses cheveux. Elle lui asséna un coup de tête. Lia se mit à courir et tourna à la première intersection qui se présenta. Misère! Une ruelle sans issue… Digne d’un film populaire. La belle se retourna pour reprendre sa route, mais ses deux assaillants étaient déjà là.
 
«Tu vois, petite, tu ne peux nous échapper… Je m’en occupe en premier, t’es d’accord Niko?»
 
Lia ne criait pas, mais elle tremblait un peu… Si elle était assez rapide, elle pourrait sortir son couteau, mais elle ne voulait pas ameuter la Milice ou d’autres asariens mal intentionnés en appelant au secours. Elle tenta sa chance et leva rapidement le bas de son pantalon, mais en se penchant, elle sentit un des deux hommes la prendre par la taille puis la forcer à mettre ses mains derrière son dos. Physiquement beaucoup moins forte que deux asariens, même s’ils étaient ivres, Lia se sentit impuissante. Elle ne donnerait aucun signe de sa présence, elle ne voulait pas mettre son patron dans l’embarras.
 
L’autre homme avait un sourire de prédateur lorsqu’il prit une mèche de ses cheveux entre ses mains pour respirer l’odeur des boucles brunes tombant en cascade.
 
«Vous allez le regretter», lança-t-elle férocement, mais elle savait bien que c’était peine perdue.
 
Il lui mit la main sur la bouche en appuyant l'index de son autre main sur ses propres lèvres, lui imposant le silence.


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MessageSujet: Re: You can't scream with your mouth shut [PV Nolan] Ven 11 Jan 2019, 17:37

YOU CAN'T SCREAM WITH YOUR MOUTH SHUT

Elle était morte sous les coups de mon père …
Mon esclave, celle que j’avais arraché à une vie de misère et de débauche au marché. Mon géniteur avait, au tout début, cru que j’avais changé, que j’étais devenu comme lui et tous les Asariens mâles de la cité : posséder des esclaves et leur faire subir tout ce qui me passait par la tête et me défouler. Je n’avais pas pris Evelyn sous mon aile pour en faire une esclave sexuelle. Je l’avais prise avec moi pour lui donner un toit et une certaine sécurité, car plus personne ne pourrait lui faire mal puisqu’elle m’appartenait.
J’avais eu tort … J’avais oublié que je ne ressemblais pas à mon père, ni à tous ses amis …
Ce fut cette nuit-là, horrible, où j’ai découvert le corps sans vie de l’humaine, abimée par les coups qu’elle avait reçus, du sang sur le sol de la cuisine, non pas de mon appartement, mais bien de la demeure familiale de mes parents. Je ne pouvais pas en vouloir à ma mère qui n’était pas là, durant cette soirée horrible, invitée à un repas entre femmes de la haute société.  Evelyn devait faire le service avec d’autres domestiques de mes parents. Tout cela a tourné au cauchemar pour elle et je n’étais pas là, non plus, pour la protéger.
Etrangement, ce fut ma mère qui trouva le corps de mon esclave sans vie, la première. Mon père avait laissé la maison pour se rendre avec des amis au Red Devil, terminer leur soirée entourés de belles danseuses. Moi, j’étais au Five et lorsque le coup de téléphone sonna, jamais je n’aurai pu imaginer une telle horreur.

Mon père, de retour, expliqua qu’elle avait manqué de respect à ses amis autant qu’à lui, elle qu’elle ne méritait que ce « genre d’attentions ». La Milice emporta le corps froid de celle que je connaissais peu, mais qui avait pendant quelques mois mis un peu de lumière dans mon quotidien. J’en voulais toujours à mon père. J’en voulais à tous ces connards qui étaient ce soir-là avec lui et je ne pouvais cesser d’imaginer ce qu’elle avait dû subir. Tout ceci était ma faute. Elle aurait dû rester avec moi au Five, faire son boulot de serveuse sous mon regard prévenant. Je n’avais pas été à la hauteur.
J’étais fait pour vivre seul.  Peter m’avait abandonné à l’âge de 6 ans … Mon jumeau, une partie de moi demeurait vide et j’avais cru qu’en prenant Evelyn près de moi, elle remplirait ce manque. Je n’étais pas à la hauteur et toute cette noirceur que je tentais de contrôler reprenait e plus en plus le contrôle sur ma personnalité.

Depuis le décès d’Evelyn, je n’avais plus remis les pieds chez mes parents. Je voyais ma mère pour le déjeuner, à l’extérieur, parfois et j’avais coupé les ponts avec mon père que je devais supporter, malgré tout au Five, puisqu’il s’occupait de la gestion financière de l’établissement. Dans ce mauvais songe, j’ai eu au moins un moment de chance, quelques jours avant la perte de mon esclave, mon père m’avait fait signer les droits de propriété sur le Five. Il était maintenant totalement à moi et bientôt, j’allais lui montrer la porte de sortie. Je ne désirais plus le voir, ni avoir plus aucun contact avec lui. Pour oublier tous ces mauvais jours, je m’étais jeté plus encore dans le boulot et tous les soirs, dès l’ouverture du Five et cela jusqu’à sa fermeture, aux alentours de 3h du matin, j’étais là : derrière le comptoir à aider le barman ou bien à saluer les clients et à aider mes serveurs.

- Tu devrais sortir un peu de ton établissement ! Il y a un tournoi de poker au Luxor, demain soir et je t’y ai inscrit d’office !

- Tu n’aurais pas dû, Colton, je n’ai aucune intention d’aller demain soir au Luxor. Le Five tourne à plein régime et tu vois, regarde ! Retourne-toi, j’ai moi aussi des tables où mes clients jouent au poker !

- Tu ne peux pas comparer la compétition qui se déroule au Luxor avec tes petits clients amateurs !

- ça me suffit !

- Ok, ton esclave est morte. Ton père et ses potes sont responsables de son massacre, mais tu ne vas pas te reprocher cela toute ta vie ?

- Pourtant, je suis bien responsable de sa mort. C’est moi qui l’ait envoyée bosser pour mon père, à sa soirée.

- Et comment se passe tes relations avec lui ?

- J’ai coupé le cordon et je vais le renvoyer de ses fonctions de conseiller financier. Il ne peut plus rien faire contre moi, je suis l’unique propriétaire du Five. Ma mère est déjà au courant.

L’Asarien qui se tenait devant mon comptoir et qui était aussi un très vieil ami, termina son verre et se leva de son tabouret.

- Je viendrai quand même te chercher, demain soir à 20h précises !

- Tu vas perdre ton temps Colton.

Je fis le tour du comptoir et je raccompagnai mon ami à l’extérieur du Five. L’air frais de la nuit me rappela que l’automne s’était installé depuis un petit moment. Je sortis mon paquet de cigarettes de ma poche pour m’en griller une. Colton traversa le boulevard pour rejoindre sa voiture et il démarra en me saluant une dernière fois. J’inspirai à grand poumon pour essayer de penser à autre chose … et cette autre chose fut des voix qui me parvenaient. Mon ouïe hyper développée m’indiqua que cette scène provenait d’une petite ruelle, adjacente au Five et je me souvenais que c’était une voie sans issue. Je me laissais guider par mon ouïe et c’était avant tout des voix masculines qui me parvenaient trop nettement.
Je fus bientôt témoin d’une agression qui me rappela celle où j’avais sauvé mon esclave. Je jetai ma clope au sol et je serrai mes poings pour freiner cette colère qui commençait lentement à s’imprégner en moi.

- Lâchez-là  …

Mon ton était d’un froid glacial. Si cette femme était Asarienne, elle se serait servie de ses pouvoirs. Or, là, ce n’était pas le cas. Elle était victime de deux tarés et complètement impuissante. Celui qui s’amusait avec ses boucles brunes se retourna vers moi.

- T’occupes pas de ça et passe ton chemin ! Elle est à nous !

- Je ne le répèterai pas une autre fois … Lâchez-là et foutez le camp où je vais te faire avaler ta langue et t’écraser les couilles tellement fort, que tu me supplieras d’arrêter.

- T’es qui toi ! Espèce de connard ! Elle est d’accord pour s’amuser.

- Retire ta main de sa bouche et on verra à quel point elle est consentante ou pas.

Je disparus à l’instant même sous leurs yeux, utilisant mon invisibilité pour les déstabiliser.

- Il … Il … est passé où ? !!!

Le second type qui tenait les mains de la jeune femme dans son dos, la libéra et la poussa en avant et ce fut à ce moment où je lui décrochai mon poing dans sa gueule de connard. Je réapparus à la vue de tout le monde, attrapant le bras de l’humaine pour l’attirer près de moi. Les deux hommes se dressaient face à nous deux.



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MessageSujet: Re: You can't scream with your mouth shut [PV Nolan] Dim 13 Jan 2019, 18:44

YOU CAN'T SCREAM WITH YOUR MOUTH SHUT

Malgré la faible luminosité, Lia voyait la lueur de ce mélange de désir et de violence qui faisait briller les yeux un peu vitreux de l’Asarien ivre. Elle était dégoutée. Peu d’êtres vivants ne méritaient les pouvoirs que les Asariens avaient développés. Avec ses pouvoirs devaient venir de la responsibilité, afin de créer de belles choses, dont la paix. Mais c’était plutôt le contraire. Les pouvoirs entraînaient bien trop souvent un fort désir pour davantage de pouvoir, de puissance.
 
La belle humaine fronçait les sourcils. Elle ne lui laisserait pas voir qu’elle avait peur. Il ne gagnerait pas, peu importe ce qu’il ferait. Lia était fière et savait surtout ce que l’Asarien désirait : se sentir puissant, terrifiant. Il pourrait prendre ce qu’il voulait d’elle, mais jamais il n’aurait le plaisir de voir de la terreur dans ses yeux.
 
Lia sentit l’odeur de la fumée de cigarette avant d’entendre la voix. Pensant tout d’abord qu’un autre complice de ces deux monstres les rejoignaient, Lia se sentit encore plus impuissante, mais lorsque la voix masculine exigea qu’on la relâche, la jeune femme tenta de tourner la tête pour voir qui prenait sa défense. Elle n’y arriva pas, l’Asarien tenant son visage fermement par la mâchoire. L’humaine essaya de se dégager en se tortillant, mais elle était prise au piège. Elle se sentait tout de même moins seule, ce qui lui donnait de l’énergie pour se débattre.
 
Puis l’Asarien qui venait de voler à son secours disparu. Les menaces des deux hommes lui avaient-ils fait passer son chemin? Lia referma les yeux, se disant qu’il ne restait plus qu’à endurer ce moment et espérer que ces deux ivrognes ne la tuent pas ensuite.
 
Puis Lia ressentit une secousse qui la propulsa en avant. L’Asarien qui était dans son dos l’avait relâché en grognant de douleur. Son sauveur avait un pouvoir d’invisibilité! Lia ne se retrouva pas longtemps libre, mais la main qui la saisit par le bras n’était pas aussi ferme qu’avant. Il s’agissait de l’Asarien qui prenait sa défense. Un peu en appui sur lui avec une main sur sa poitrine, Lia leva sa jambe et sortit son petit couteau de son bottillon. Ce n’était pas grand-chose en comparaison aux pouvoirs de ces Asariens, mais elle ne se laisserait jamais faire. Elle pouvait toujours les aveugler, peut-être même les éborgner pour de bon et un coup bien placé pouvait mettre hors d’état de nuire… Mais ce qui lui importait était de filer au plus vite.
 
Lia jeta un regard vers le visage de cet Asarien qui l’aidait. Il avait un regard un peu mélancolique.
 
Les deux assaillants s’étaient relevés, l’air plus menaçant que jamais. La jeune femme serra le manche de son couteau, pour se donner une contenance plus qu’autre chose.
 
«Merci de m’avoir aidé... Maintenant avez-vous un plan pour qu’on file d’ici?»
 
L’un des deux hommes aboya à l’Asarien qui tenait Lia :
 
«Donne-nous l’humaine de Hawkins et on te fera pas de mal…»
 
Lia se mit à penser que ses Asariens voulaient peut-être faire chanter Michael pour une somme… Après tout, son patron était très fortuné et était prêt à tout pour protéger son assistante.
 
Les brutes se rapprochaient et Lia se tourna à nouveau vers son sauveur.
 

«Ils se rapprochent vous savez?!»
 
Elle avait accepté son destin en premier lieu, mais maintenant qu’il y avait une possibilité de fuir, Lia ne se laisserait pas reprendre par ces deux brutes aux intentions plus que nébuleuses. La belle les regardait droit dans les yeux. Elle ne connaissait pas leur visage, mais s’en souviendrait. Il lui fallait savoir leurs intentions par rapport au PDG. Connaissaient-ils son statut de Pacificateur? Faisaient-ils partie d’une organisation aux antipodes de la leur?

Un des Asariens levait les paumes en l'air et des flammes en jaillissait, alimenté par sa colère et sa frustration d'avoir été stoppé dans son agression. Il fallait bien tomber sur un pro de la pyrotechnie, pensa Lia en elle-même. Où était la Milice quand on avait besoin d'eux? Elle aurait pu inventer quelque chose, maintenant qu'elle avait un Asarien de son côté.

La brunette se maudit une nouvelle fois. Son plan avait tourné au vinaigre, elle qui avait pensé aider le groupe des Pacificateurs. Quelle sotte! Sa détermination n'était parfois pas d'une grande aide, elle oubliait à quel point un humain était fragile sous les dômes...


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