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 (Terminé) In the muddy water I'm falling

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Esclave

Malorie Erikson
Malorie Erikson

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MessageSujet: (Terminé) In the muddy water I'm falling (Terminé) In the muddy water I'm falling Icon_minitimeVen 06 Déc 2019, 12:55


     
     

     

     


     
In the muddy water I'm falling




Futur(e) maître(sse) & Malou


     

     


Comme à son habitude Malou avait rejoint la place du bidonville, celle qui avait une petite épicerie pour unique commerce, s'était assise à même le sol, avait ouvert son grand carnet à dessin sur une page vierge et avait attendu la clientèle en posant par terre quelques échantillons de ses talents.
Il devait être dix heure du matin. Au dessus de la coupole le ciel était nuageux et il faisait froid.
La jeune fille avait resserré son vieux blouson de cuir noir élimé, deux fois trop grand pour elle et remonté le col roulé de son pull troué, presque jusqu'au nez.
Elle ne se plaignait pas. A l'orphelinat ils ne possédaient que des vêtements usagés mais ils avaient presque tout ce qu'il fallait contrairement à d'autres humains obligés d'être en tee shirt été comme hiver, faute de moyens.

Immanquablement, une flopée de gamins l'avait entourée en faisant de grands sourires histoire d'être croqués. N'ayant rien d'autre à faire elle s'était prêté au jeu non par sympathie mais parce que cela l'exerçait à parfaire son coup de crayon.
Une fois de plus elle avait dessiné le visage de chacun et avait donné la feuille noircie à ceux qui avaient quelque chose à échanger, qui un croûton de pain, qui un joli caillou, n'importe quoi mais un truc quelconque qu'elle fourrait dans ses poches. C'était le deal.

Cette journée, comme toutes les autres s'était passée ainsi. Les adultes n'avaient pas d'argent et aujourd'hui encore elle n'avait pas fait recette; qu'importe. Demain serait un autre jour et avec un peu de chance un Asarien gentil et fortuné passerait par là. Il lui commanderait des portraits de toute sa famille, sortant de son beau sac une dizaine de photos à reproduire avant de lui glisser dans la main toute une poignée de monnaie sonnante et trébuchante...
La femme de la maison d'en face était sortie promener son vieux chien, il était donc 17h30, l'heure de plier bagage et retourner à l'orphelinat, ce qu'elle fit.

Elle avait pris l'habitude d'emprunter le raccourci; une ruelle soit disant mal famée parce qu'il y traînait des prostituées. D'ailleurs, elle avait été surprise de constater qu'aucun homme n'avait de quoi payer un dessin mais toujours de quoi s'offrir une passe.
Mme..., l'ex-directrice Interdisait qu'on passe par ici mais elle était vieille donc trouillarde car en réalité il n'était jamais rien arrivé à personne et ce n'était pas Malou qui allait obéir à un ordre aussi stupide !
Aussi arpenta t-elle d'un pas rapide le sol inégal jusqu'au moment où elle sentit quelque chose se passer à l'intérieur de son crâne. Ce n'était pas vraiment une douleur, c'était plutôt comme une vague intrusion puis se fut le trou noir.

Quand elle se réveilla elle se retrouva dans un immense hangar où gisaient, comme elle, sous des néons à la lumière aléatoire et glauque, une multitude d'individus loqueteux, enchaînés les uns aux autres par un cercle de métal épais, fermé à chaque cheville.
Non loin, la milice les surveillaient comme s'ils pouvaient encore s'échapper malgré les entraves et braillaient des ordres ou brimades qui venaient percuter les hauts murs de béton.
La tête lourde, craignant un nouveau cauchemar, elle referma les yeux pour les rouvrir aussitôt avec un sursaut d'animal blessé.
Un coup de fouet venait de tomber sur le haut de ses cuisses, lui arrachant un petit cri, suivi d'un « debout feignasse ! » qui la fit réagir au quart de tour dans le sens indiqué, tentant d'être synchrone avec sa voisine qui avait subi le même sort tant au niveau des chaînes qu'au niveau des coups.
« Putaaain... ! » éructa t-elle mentalement. Le salopard ! Je suis où là ?

L'endroit ressemblait à un marché couvert pour bestiaux, sale, malodorant et de ce qu'elle pouvait en voir, il faisait nuit.
Ils furent classés sans ménagement dans un certain ordre tandis que les premiers rangs sortaient.
Quand ce fut au tour de son groupe de rejoindre l'air libre, ils furent dirigés dans un coin à part de ce qui correspondait à s'y méprendre au plan dessiné au tableau par le professeur d'histoire-géo... Le marché aux esclaves.
La réalité lui tomba dessus comme la foudre sur un arbre.
Jusque là, tout n'avait été que théories à recopier proprement dans le cahier et à apprendre par cœur; elle était loin d'imaginer que son avenir s'arrêterait là dans un des lieux les plus sordides d'Asaria.

N'ayant plus rien d'autre à faire elle observa les alentours.
Au loin se dressait une estrade centrale où étaient alignés les humains les plus avantageux: hommes sains et musclés, femmes solides, tous bons pour le gros œuvres.
A gauche, un autre promontoire où s'étalaient femmes et jeunes filles en fleurs, belles, fraîches, séduisantes ainsi que de jeunes garçons du même acabit. Malou devina sans peine à quoi ils serviraient et les plaignit de tout son cœur, ce qui était rare.
A certains endroits, non plus rehaussés mais à même le sol, des grappes d'individus moins gâtés par la nature attendaient eux aussi leur sort. Ceux-là seraient peut-être vendus en lots avec ristourne ou à l'unité à moindre frais ?
Beaucoup plus près d'elle, en retrait, postés sur des jambes bancales ou vautrés au sol parce qu'ils n'avaient pas d'autre choix, se tenaient les handicapés physiques et mentaux. A quoi pourraient servir de telles personnes ?
La jeune fille frissonna et s'intéressa enfin à son groupe.
Il était distinct de celui des infirmes mais elle eut la nette impression qu'il faisait partie du dernier échelon du bas de gamme; de ceux qui ne valaient pas un clou. Valides, certes mais certainement bons à rien.
Son visage étrange et maussade l'avait écarté du podium des Miss Asaria, sa petite taille et sa grande maigreur, des bûcherons et des armoires à glace.
« Tant mieux ! » songea t-elle. « Personne ne s'intéressera à moi et je pourrai repartir ! »

Il faisait à peine entre chien et loup et une foule bigarrée d'Asariens sillonnaient, se bousculaient, auscultaient le large éventail de marchandises humaines étalées sous leurs yeux avant l'arrivée du commissaire-priseur, costume, cravate et de son sbire affublé d'une petite table portative. Aujourd'hui ce serait une vente aux enchères.
Ils se postèrent devant la grande scène principale, l'homme lançant une estimation de base qui s'envolait, flambait jusqu'à l'adjudication, point d'orgue à ce commerce ignoble.
Ils se déplacèrent ensuite vers les futurs jouets de luxure où certains prix dépassèrent tout entendement.
« y'en a qui ont bien de la tune à foutre en l'air pour des conneries pendant que d'autres crèvent la dalle ! » s'insurgea mentalement Malou avec son habituel vocabulaire non issu des manuels de littérature.

Le manège dura un bon moment jusqu'à épuisement des stocks convenables pour se diriger vers le rebut.
La jeune fille s'attendait à ce que le commissaire-priseur s'arrête devant son groupe mais à sa grande surprise, c'est vers les handicapés qu'il dirigea ses pas.
C'était un lot non détaillé à prendre en l'état ou à laisser qui fut enlevé pour une somme rondelette... Malou écarquilla les yeux de stupeur; qu'allaient-ils faire de ces gens-là ?
Instinctivement elle chercha du regard une issue de secours et repéra un soupirail juste au dessus du sol d'un bâtiment en face d'elle. L'ouverture était juste assez grande pour qu'elle puisse y passer en se tortillant un peu mais songer à cela, à moins de d'entraîner tout le monde dans cette aventure impossible était peine perdue.

L'homme à la cravate s'arrêta presque en face d'elle et lui tourna le dos tandis que l'employé installait le petit chevet de bois sur lequel le marteau s'abattrait.
Un mouvement typique des êtres humains fit une légère vague; chacun se redressait.
Certains baissaient déjà la tête en signe de soumission ou de fatalité, d'autres arboraient un sourire goguenard du style « je t'en ferai baver », quelques-uns avaient pris l'air agressif de ceux qui affirment: « si tu me touches je te cogne ! », les malades et les vieux pâlissaient d'autant plus qu'ils se résignaient à leur destin avant que mort s'en suive et Malou, mue par son orgueil démesuré décida de rester droite, digne, le regard froid et insondable posé sur le symbole de sa liberté perdue: le trou rectangulaire et noir du soupirail.
Bientôt ce fut son tour. Le prix de départ était ridiculement bas.
     

     
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Asarien, 2e Génération

Nathan Wilson
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MessageSujet: Re: (Terminé) In the muddy water I'm falling (Terminé) In the muddy water I'm falling Icon_minitimeLun 09 Déc 2019, 09:44


     
     

     

     


     
In the muddy water I'm falling




Malorie & Nathan


     

     


- Putain ! Pourquoi tu m’as attiré ici, ce matin ?! J’ai du boulot !  J’ai un album qui sort bientôt et plusieurs concerts pour les fêtes de fin d’années au Multiplex ! Je dois répéter avec les mecs et je dois aussi vérifier tout le décor et les effets pyrotechniques !

- Tsss ! Tu bosses trop Nathan ! Tu es toujours fourré dans ton studio d’enregistrement, tous les jours. Tu y manges, tu y dors, et tu y travailles. Il faut sortir un peu de là !

- Je te rappelle que cela fait plusieurs années que mes fans attendent la sortie du prochain album et les concerts qu’on va donner vont tout déchirer ! Je suis perfectionniste et je n’aime pas l’inexactitude !

- Je sais, mais te sortir la tête un peu de là, c’est bon aussi pour le moral et l’imagination !

- Mon moral et mon imagination vont très bien, je te remercie. Et puis tu sais que j’ai horreur de ce marché aux esclaves !

- Je ne vois pas pourquoi tu te plains, Nathan !  On a tous besoin d’esclaves, de domestiques ! Certaines femmes sont délicieusement belles.

- Je vis tout seul et très bien sans humains entre mes pieds. Je n’ai pas le temps de surveiller cette petite race alors que je passe, comme tu l’as dit, tout mon temps au studio et non à mon appartement ! Et je n’ai pas l’intention d’amener une humaine lors des enregistrements du groupe !  Je n’ai pas envie non plus de devoir répéter un règlement que la plupart de ces humains ne savent pas respecter et n’en font qu’à leur tête ! Vas-y-toi ! Ne te gêne pas pour moi et achète-toi une bombasse que tu baiseras au pieu toutes les nuits !

Cela ne servait à rien de m’égosiller et d’argumenter sur le fait que j’avais autre chose de plus important à faire que de me balader dans les allées de ce marché aux esclaves qui me sortaient par les yeux. Je préférai largement Miss Preston et son club privé où les esclaves étaient heureux d’être des beautés de chair dont le seul mot d’ordre était de donner du plaisir aux invités. Là, ici, sur ses présentoirs, tous ces hommes, ces femmes, ces vieillards et mêmes ces handicapés étaient offerts à celui qui lâcherait le plus de billets.
Mon ami, Chris, avait bien l’intention de ne pas rentrer les mains vides chez lui et de se rapporter un petit trophée tout beau et tout sensuel. Il m’entraina à l’un des stands où des jeunes et fraiches humaines étaient présentées  aux futurs acheteurs.

- Tu n’en veux pas une Nathan ? Regarde la belle brune, sans ses haillons, elle doit avoir une sacrée paires de longues jambes … et toute jeune …

- Non, ça va aller.

Chris fit son affaire et paya rubis sur l’ongle une jeune femme qui avait tout juste dix-sept ans. Soumisse et quasiment fragile, elle fut attachée par les poignets et remise entre les mains de son nouveau maître. Elle avait une certaine beauté, mais je n’avais jamais forcé une femme, même une humaine, à coucher avec moi. Je suivis le nouveau petit couple maitre/esclave jusqu’à un autre stand un peu plus étrange. Mon ami m’indiqua, en pointa son index sur les esclaves, que certains étaient même handicapés.

- Qu’est- ce qu’on peut bien faire avec ce genre d’humains ? Je ne pourrais même pas les employer comme domestiques pour laver mon linge …

- Tu veux que je te dise un secret ? Ils sont envoyés au Centre de Recherches et deviennent des cobayes pour la science.

J’arquai un sourcil perplexe devant sa réponse sans pouvoir formuler la mienne. Les mains dans les poches de mon jeans, j’étais resté planté devant l’estrade où les humains défilés comme du bétail. Autour de moi, des voix s’élevaient pour annoncer la somme d’argent qu’ils voulaient donner, la plupart du temps, pour un groupe de quelques vieux humains.
Un homme en costume cravate énonçait à haute voix les différents humains à vendre et son employé s’installa à une chaise, devant une petit table où il faisait résonner son petit marteau à chaque bonne transaction.

Je secouai la tête légèrement de manière ahuri devant ce spectacle quand je la vis.
ELLE …

- Tu viens ou tu comptes acheter ?

- Attends …

- Quoi ? Ici ? Ce stand ? Mais tous ces humains sont laids, vieux ou handicapés ! Plus loin, il y a d’autres présentoirs ! Tu trouveras beaucoup mieux et, tu …

- Tais-toi !

Je jouai des épaules et des coudes pour me frayer un chemin parmi la foule. Je finis par me rapprocher assez près de l’estrade pour observer cette jeune femme … Plutôt cette jeune fille qui sortait à peine de l’adolescence. Son physique n’avait rien de bien féminin, ni de sensuel, mais elle dégageait quelque chose de particulier et je ne savais pas pourquoi, j’étais subjugué par cela.
J’entendis le prix de départ et les premiers acheteurs qui ne comptaient pas débourser beaucoup pour obtenir cette jeune fille. Je levai ma main :

- 250 dollars !

- 250 pour ce Monsieur !  Qui veut renchérir ?! Elle est jeune et vous pourrez la dresser à votre convenance

*Je m’en tape de la dresser* pensai-je pour moi-même. Je regardai les autres probables acheteurs qui faisaient un signe négatif de la tête et je reportai mon attention sur le message de son corps que me renvoyait cette petite humaine : elle se tenait droite, forte, courageuse et ne baissait pas les yeux comme tous les autres.

- 250 ! une fois !
250 ! deux fois !
250 ! trois fois !
Adjugez et vendue à ce Monsieur !


Le marteau s’abattit sur son socle et je grimpai les trois marches de l’estrade pour signer le document d’achat.

- Vous payer comment Monsieur ?

- Par transaction bancaire.

Je sortis mon téléphone de la poche arrière de mon jeans. L’homme à la cravate me présenta sa tablette et d’un simple toucher entre les deux écrans, la somme fut versée sur le compte de ce commerçant.

- Elle est à vous !

On lui attacha les mains devant elle pour qu’elle ne puisse pas s’enfuir facilement, mais je refusai le collier qu’on voulait lui mettre et qui était relié à la chaine de ses menottes. Je la pris par le bras et je la fis descendre de l’estrade, poussant tous ces abrutis de badauds et d’acheteurs, pour l’amener un peu plus loin, à l’écart de la foule et de mon ami Chris que j’avais soigneusement évité.

- Tu as un nom jeune fille ? u te demandes pourquoi je t’ai achetée ? Pas pour les raisons habituelles d’assouvir mes pulsions sexuelles avec toi ! Tu es trop jeune !
Comment tu as fait pour te retrouver ici ?



     

     
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Dernière édition par Nathan Wilson le Sam 14 Déc 2019, 16:09, édité 1 fois
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Malorie Erikson
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MessageSujet: Re: (Terminé) In the muddy water I'm falling (Terminé) In the muddy water I'm falling Icon_minitimeMar 10 Déc 2019, 22:43


     
     

     

     


     
Titre du RP




Nathan & Malou


     

     

 
Les Asariens en face d'elle tordaient leur bouche en une moue désapprobatrice; quelques-uns riaient sous cape et d'autres en avaient profité pour entamer une conversation tandis que le commissaire priseur attendait calmement que quelqu'un veuille bien lever le doigt pour cet achat sans valeur.
Malou comptait les secondes et son cœur battait. Encore quelques instants de patience, elle serait mise à l'écart dans les invendus et elle pourrait dès ce soir retrouver l'orphelinat.

C'est alors qu'un index boudiné pointa un ongle sale vers le pseudo ciel.
Elle baissa les yeux et découvrit un vieillard libidineux qui la regardait avec des petits yeux de cochon sauvage.
Peut-être n'avait-il jamais eu l'occasion d'expérimenter le genre planche à pain, ce gros dégueulasse ?
Elle blêmit mais se redressa aussitôt, il était hors de question que quiconque s'aperçoive qu'elle était déstabilisée.

Son cerveau tournait à cent à l'heure et improvisait déjà comment elle le tuerait avant même qu'il n'ait touché une parcelle de sa peau tandis que l'homme cravaté annonçait:
Pas mieux ? deux cents dollars une fois, deux cents dollars deux fois...
Sur ces entrefaites, un mouvement de foule se produisit.
Un homme qui devait être trentenaire jouait des coudes pour s'approcher avant de crier en levant la main:
deux cent cinquante dollars !
Les oreilles de la jeune fille bourdonnaient; elle l'avait échappé belle mais pour aller vers quel autre traquenard à présent ?

Les enchères la concernant étaient terminé et le marteau s'était abattu sur la tablette de bois indiquant qu'à partir de ce moment un futur de soumission s'ouvrait à elle.
Elle avait été achetée...
Il lui sembla recevoir ce maudit maillet en pleine figure.
Bonjour le monde humain adulte, adieu l'enfance et la liberté.
Deux cent cinquante dollars...
Avec cette somme, l'intendante aurait nourrit tous les orphelins pendant plusieurs semaines et pourtant ce n'était rien.
Rien en comparaison d'une vie sans avenir, gâchée jusqu'à son dernier souffle.
Qu'importe, il n'était pas question qu'elle flanche et elle se redressa encore lançant à son maître un regard glacial.
Elle ne se laisserait pas faire. Elle s'enfuirait, elle lui ferait mener une vie tellement épouvantable qu'il s'en débarrasserait sans chercher à la revoir et ce serait tant mieux !
Elle avait été appréciée à 250 dollars... L'info passait mal et son orgueil ne s'en remettait pas.

Tandis qu'on l'affublait de menottes et qu'on la débarrassait des entraves aux chevilles, l'homme payait sa chose avec de l'argent virtuel.
Il avait toutefois eu la décence de refuser le collier métallique et elle lui en tint gré: elle n'était tout de même pas un chien !
Il l'amena plus loin et elle le détailla de pieds en cape.
Il était bien habillé et propre sur lui contrairement à elle qui devait sentir la sueur et les remugles de ce marché, vêtue comme elle l'était d'un jean tellement usagé qu'il était presque blanc, d'un pull informe et troué, d'un blouson noir pour homme élimé jusqu'à la corde et de baskets grisonnantes éculées.

Il était beau, c'était indéniable, surtout ses yeux d'un bleu vif et pétillants pourtant elle s'en fichait royalement, c'était juste un constat:
puisqu'elle était appelée à être à ses côtés, il valait toujours mieux être accompagnée d'un être séduisant plutôt qu'un pou ou pire d'un ectoplasme dont la graisse débordant du pantalon trembloterait à chaque mouvement comme de la gélatine sur un gâteau anglais.

L'espace d'une demi seconde un flash traversa son cerveau. Elle connaissait cet individu. Elle le vit dans une rue indéterminée où la nature reprenait ses droits, penché au-dessus d'un dé rouge et d'un dé bleu de forme hexagonale, attendant un résultat...
L'image s'effaça comme elle était venu. Non, elle ne l'avait jamais vu, jamais côtoyé. Comment aurait-elle pu ? protégés comme ils l'étaient à l'orphelinat ?
Un peu ébranlée, elle chassa cette étrangeté et le suivit à contre cœur.

Quand il furent à distance de la foule l'inconnu lui demanda son nom.
Malou, répondit-elle froidement.
Elle n'avait aucune envie de lui donner son identité complète, elle ne le connaissait pas et ne lui faisait pas confiance.
Après tout c'était un Asarien et même si elle n'avait rien contre eux on lui avait appris que certains étaient méchants et même cruels.
Puis il lui demanda si elle savait pourquoi il l'avait acheté.
« Parce que tu es un gros con » pensa t-elle sans oser le dire afin de ne pas subir de représailles.

Mais quand il lui avoua que ce n'était pas pour coucher avec elle parce qu'elle était trop jeune, elle ne peut s'empêcher de planter dans ses yeux bleu intense les siens, pâles, plus durs que de l'acier.
D'abord elle avait été vexée de cette réponse; elle n'était pas si jeune que ça, elle était majeure !
D'un autre côté l'étranger avait raison. Sa taille et sa maigreur lui donnaient à peine 16 ans avec une poitrine tout juste naissante.
Ensuite, ce qui la fit réagir c'était la raison de l'abstinence. Il n'avait pas parlé de respect, il avait évoqué l'âge.
Et alors ? Rétorqua t-elle vertement, quand je serai un peu plus vieille je passerai à la casserole c'est ça ?

Il commençait à l'énerver sérieusement avec ses questions. Il faisait partie de la milice ou quoi ?
Pourtant dans son for intérieur elle sentait que l'homme n'était pas mauvais, à moins qu'il cache son jeu et qu'il lui demandait comment elle en était arrivée là plus pour la mettre à l'aise que par curiosité.
Mais Malou était de mauvaise foi, cela faisait partie de ses innombrables défauts et décida de ne lâcher aucune information d'abord parce que cela ne le regardait pas, du moins pour le moment, aussi parce qu'elle voulait protéger l'orphelinat et la vieille directrice qu'elle adorait sans le lui avoir jamais montrer.
Qu'est-ce que ça peut te faire ? Lança t-elle mal aimablement. Je suppose que tu m'as acheté pour passer l'aspibroc chez toi alors que je vienne de la haute ou des bas-fonds ça n'a aucune importance pour toi, je me trompe ?

Tout en parlant ainsi ils avaient fait un bout de chemin et s'apprêtaient à quitter le marché au milieu d'une foule qui se dirigeaient avec leurs acquisitions, les uns vers le parking, les autres vers des destinations inconnues.
C'est alors qu'elle vit un véhicule d'où sortaient deux individus en blouses blanches y faisant entrer de force les handicapés achetés en lot peu avant elle.
Perplexe, elle se tourna vers son maître et demanda naïvement:
ils les ont acheté pour les soigner dans un hôpital psychiatrique ?

   

     

     
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Asarien, 2e Génération

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MessageSujet: Re: (Terminé) In the muddy water I'm falling (Terminé) In the muddy water I'm falling Icon_minitimeSam 14 Déc 2019, 17:07


     
     

     

     


     
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Malorie & Nathan


     

     


Qu’est ce qui m’avait pris soudainement à vouloir acheter une esclave ?
Je n’en avais jamais eu parce que je ne voulais pas de boulet attaché à ma cheville. J’étai rarement chez moi et savoir qu’une humaine allait y vivre sans savoir ce qu’elle ferait de toutes ses journées, tout cela perturbait mon raisonnement.
J’entendais déjà mon ami Chris se moquer de ma gueule et me dire que j’aurais pu m’acheter une petite Bombe bien roulée au lieu d’une gamine qui atteignait à peine la puberté.
Mouais … mais je me foutais pas mal de tout ça. Je ne l’avais pas achetée pour ses seins ou son fessier rebondi. Je l’avais achetée … parce que … ans ses yeux avaient brillé une lueur de rébellion, une flamme pétillante qui disait qu’elle ne se laisserait pas faire.
Je n’étais pas violent.
J’étais désinvolte, séducteur, moqueur, libertin, mais je n’avais jamais frappé un humain et ni une femme. Autour de moi, mes amis, mes connaissances, mon cercle professionnel, tous possédaient des esclaves pour diverses besognes. J’avais des domestiques, ce qui veut dire qu’ils recevaient un petit salaire pour faire le ménage de mon appartement, ma lessive. Quant à mon studio d’enregistrement, j’avais là aussi engagé une femme de ménage qui n’avait le droit que de faire la poussière et nettoyer le sol. Pas question de devoir ranger tout le reste. C’était mon antre, là où j’écrivais, là où je composais et là où j’enregistrais avec les gars. Mon désordre, c’était mon monde.

Qu’est-ce que j’allais faire d’elle ?
Je n’avais pas besoin d’un petit chien qui me suivrait partout, ni encore moins d’une gamine qui ouvrirait ses cuisses lorsque je rentrerai le soir chez moi.
Une fois qu’elle fut en ma possession, j’avais pris grand soin d’éviter mon ami Chris et ses commentaires merdiques pour amener la jeune femme loin de la foule, à l’écart. Tout en lui posant des questions simples et essentielles pour au moins, savoir son prénom, je lui détachais ses mains.

- Malou. répétai-je lorsqu’elle prononça un prénom qui devait être, plutôt, son diminutif.

Moi, Maitre ? Je n’avais pas de mode d’emploi et j’avais cru bien faire en lui expliquant qu’elle ne serait pas de la chaire à plaisir. Je ne pus m’empêcher de rire à son comportement. Mademoiselle était vexée parce qu’elle ne serait pas mon esclave sexuelle. Mon sourire taquin se dessina sur mes lèvres

- Si j’avais voulu une esclave plus « âgée » que toi, je l’aurais fait.  Et même quand tu le seras, ce n’est pas pour ça que tu es là.

Pour le moment, je n’avais aucune intention de lui en dire plus. Elle avait un sacré tempérament que j’avais justement bien deviné et la voir râler, faire sa tête de mule et se fâcher était un petit plaisir que je ne pouvais pas dissimuler. Je jetai à la poubelle, les attaches qui enserraient ses poignets fins et encore une fois, la Demoiselle me répondit sur la défensive au sujet de sa présence au marché aux esclaves. Je glissai mes mains dans les poches avant de mon jeans et haussant théâtralement ms épaules. Moi aussi, je savais taper sur les nerfs des autres, être pédant, énervant, vaniteux, impoli et bien plus que ça…

- J’ai déjà une domestique pour passer l’aspibroc dans mon appartement et une autre dans mon studio d’enregistrement. Donc, va falloir te trouver une utilité ! Et non, j’aime connaitre les gens qui m’entourent et qui vivent dans mon quotidien. Mais si tu veux faire ta gamine, je ne vais pas empêcher ton moment de bonheur.


Nous avions avancé, en nous éloignant des stands du marché. Nous étions arrivés presque à sa sortie, là où les Miliciens sécurisés les allées et les venues.  Des hommes en blouses blanches marquèrent ma curiosité et les paroles de mon ami Chris, que j’avais oublié quelque part dans les ruelles du marché, me revinrent en mémoire concernant les expériences que l’on pouvait faire sur ces humains  … handicapés. La voix de ma nouvelle esclave me sortit de mes réflexions, car elle aussi, elle se demandait ce que des Asariens pouvaient bien faire avec ce genre d’humains. Sa naïveté en étant presque touchante. Devais-je lui enlever son espoir et lui mentir, ou bien lui dire toute la vérité ? Une vérité que j’avais apprise il y a peu ?
Je posai une main sur son épaule pour la faire bifurquer vers la direction où j’avais garé ma voiture.

- Non Malou. Chez mon peuple, il n’y a rien de bon pour les humains handicapés. Ils ne seront pas soignés, ni pris en charge dans un hôpital psychiatrique … Ils vont servir de cobayes au Centre de Recherches, ou bien ailleurs …

Je fis une moue dégoutée et j’attirai Malou vers ma voiture, une dernière-née de la marque PowerA. Un véhicule toute option possédant le moteur le plus silencieux et le plus puissant de sa génération. D’un clic avec ma clef, les portes coulissèrent vers le haut. Je pris place à l’intérieur.

- Je te laisse le choix entre deux options et ne fais pas ta tête de cochon, ça n’y change rien : on va te trouver des vêtements, ou bien, on va directement chez moi et je te montre ta chambre, tu prends une douche et après on file à mon boulot.

En attendant la réponse de Mademoiselle « Je me vexe pour un rien », j’envoyai un SMS à Chris pour lui dire que je retournais au studio.



     

     
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MessageSujet: Re: (Terminé) In the muddy water I'm falling (Terminé) In the muddy water I'm falling Icon_minitimeDim 15 Déc 2019, 21:50


     
     

     

     


     
In the muddy water I'm falling




Nathan & Malou


     

     

 
Malou n'avait pas demandé le nom de son maître, c'était fait exprès.
Elle se fichait complètement de savoir comment il s'appelait; pour l'heure il n'était rien d'autre qu'une immondice, un exploiteur sans scrupule d'êtres humains.
Elle oubliait déjà qu'en l'achetant il lui avait fait éviter le pire en la laissant au vieux vicieux et focalisait sur le fait qu'il l'utiliserait comme un objet avant de la jeter quand il jugerait que son obsolescence programmée ou non aurait fait son office.

En réalité elle fulminait et le tenait pour responsable de tout y compris de la perte de son épais calepin à dessin.
Elle y avait compulsé avec soin les portraits réalisés du premier au dernier. C'était toute une vie de souvenirs qui s'était volatilisée dans cette histoire et elle ne s'en remettait pas; aussi, quand il lui retira les menottes sa première pensée fut de fuir n'importe où.
Elle jaugea les alentours d'un rapide coup d'oeil mais ne fit rien. Il y avait beaucoup trop de miliciens, ce serait du suicide, il lui faudrait être patiente.

Un bref éclair d'animal sauvage traqué traversa son regard avant qu'elle constate un sourire taquin se dessiner sur les lèvres du taulier.
Il était carrément en train de se foutre de sa gueule ou quoi ?
Elle le laissa la baratiner sur le fait qu'il ne l'avait pas acheté pour « ça » et que s'il avait voulu une croulante pour se la jouer gérontophile il aurait eu les moyens d'enchérir sur quelqu'un d'autre qu'elle.
Là dessus il jeta la ferraille dans une poubelle, ce qui signifiait qu'il ne s'en servirait pas.
La jeune fille qui ne croyait pas un instant en la naturelle bonté humaine se méfia d'autant plus et biaisa vers lui un regard inquisiteur.
Bien sûr qu'il n'avait pas besoin d'entraves métalliques, il était Asarien ! il avait des pouvoirs. Avait-il celui de la clouer sur place chaque fois qu'il le voudrait ? C'était fort possible.

Sur le visage de l'homme une mimique ironique continuait de jouer aux coins de ses yeux et sa bouche. Il avait l'air de bien s'amuser.
« Rira bien qui rira le dernier connard », songea t-elle alors qu'il annonçait ne pas avoir besoin de ses services en terme de ménage.
Enfin une bonne nouvelle... ! Elle n'aurait pas à perdre du temps à vandaliser l'engin jusqu'à son ultime aspiration.
Elle s'apprêtait à lui demander ce qu'elle ferait à la place quand tout à coup, non seulement il lui apprit que ce serait à elle de se trouver une utilité - « Rêve toujours, je foutrais que dal. » songea t-elle - mais en plus il la traitait de gamine !
Elle reçut le reproche comme un soufflet cynique et lui envoya un regard plus mortel qu'un coup de vent catabatique de l'Antarctique avant la guerre de feu.
Dis-donc mec... Siffla t-elle entre ses dents tel un serpent venimeux, faisant fi de la hiérarchie qui n'avait jamais été le moindre de ses soucis, tu te serais comporté comment toi si tu avais été un jeune humain acheté sur un marché aux esclaves ? Tu aurais soutenu une thèse sur l'inégalité des races ?

Sur ce ils avaient avancés jusqu'aux portes du marché où Malou avait vu la camionnette et les handicapés.
Elle avait beau être à peu près lucide quant à la cruauté du monde en général, jamais elle ne se serait attendue à une telle réponse à sa question.
Il faut dire qu'à l'orphelinat certains cours étaient édulcorés afin peut-être de ne pas traumatiser les enfants outre mesure à moins que ce fut pour caresser dans le sens du poil une certaine forme de propagande obligatoire sous peine de représailles ? la même qui faisait apprendre par cœur aux écoliers des temps jadis que « les rois sont des bons papas à l'ombre desquels nous vivons tous en paix » ?

De stupeur elle fit un pas en arrière et pour la première fois de sa vie elle connut la peur quand elle vit, malgré la main du maître pressant son épaule afin peut-être, de l'éloigner d'un tel spectacle, la milice faire monter les infirmes à coup de matraques électriques.
Elle prit acte également de sa moue pleine de dégoût quand il l'avait informée de la réalité des faits. Etait-il en désaccord avec sa race au moins sur ce point ?
Elle le regarda avec des yeux encore agrandis par l'horreur sans pouvoir émettre un son. L'homme ne semblait pas agressif ni dans son allure générale, ni dans son comportement avec elle et cela la rassura un peu.

Tandis qu'ils cheminaient vers le parking, la jeune fille reprit petit à petit ses esprits, maudissant cette trouille qui était montée de son ventre jusqu'à son cerveau ou inversement. Quelqu'un comme elle ne devait pas ressentir un aussi bas instinct si elle voulait survivre la tête haute dans le monde des Asariens.
Elle se fit mentalement la morale et se jura de se former à sa nouvelle vie. Elle devait coûte que coûte tourner la page de son enfance choyée par l'ex-directrice.

Tout d'abord, elle ferait en secret des exercices quotidiens de gymnastique et de musculation. Ensuite elle répéterait tous les mouvements de self défense qu'elle avait appris jusqu'à ce qu'ils deviennent des automatismes. Puis, quand le maître serait absent, elle s'installerait devant son PC et visionnerait ce qu'elle ne savait pas encore dans ce domaine. Elle ne se laisserait pas faire, jamais ! Ce n'était pas sa faute si elle était née dans le mauvais camp.
Enfin, elle se débrouillerait pour acheter une arme. D'abord une très simple qu'elle apprendrait à manier puis d'autres, plus perfectionnées. Elle remplacerait la peur par l'arsenal et un corps aguerri à toutes les épreuves mais pour cela il allait falloir manger donc grossir un peu...
Imaginer un aliment quelconque lui donna un haut-le-coeur mais elle le ferait. Après ce dont elle venait d'être témoin, elle ne s'attendait à plus rien de positif car l'anorexie était encore aujourd'hui considérée comme maladie mentale.

Ils étaient enfin arrivés devant la voiture de son acquéreur.
En voyant le véhicule la mâchoire de la jeune fille en tomba de surprise. Une beauté. Un véritable petit bijou de technologie dernier cri; elle n'en avait jamais vu de semblable.
L'homme devait être immensément riche... Combien de repas pour l'orphelinat une telle chose... Cela ne se comptait plus. Avec cet argent là, il aurait pu nourrir, vêtir et loger le bidonville tout entier.

Les portières coulissèrent silencieusement vers le haut et, à l'instar de l'inconnu, elle s'installa sur le siège sans plus oser en bouger tant elle avait l'impression de sentir mauvais dans un habitacle aussi propre. Un peu gênée, elle baissa la tête boudeuse.
C'est à ce moment que le maître l'interpella afin de lui faire différentes propositions, tête de cochon ou pas.
Devait-elle accepter une telle offre ?
Cela semblait obligatoire, non parce qu'il l'exigeait mais parce qu'elle était tout simplement sale et en haillons.

Quel travail devait-il faire ? Elle le toisa et se dit qu'il devait être gratte papier, haut placé dans un bureau.
En attendant il fallait qu'elle réponde mais la chose n'était pas simple car elle besoin de tout ce qu'il proposait et de plus encore.
Une douche et des vêtements s'imposaient mais il y avait beaucoup plus important. Devait-elle en parler ?
Elle se rappela la promesse qu'elle s'était faite à propos de la peur et dit:
C'est sûr que j'ai besoin de me laver et qu'il me faut des vêtements afin que tu n'aies pas trop honte de moi mais...
Elle était consciente d'empiéter déjà sur les deux propositions aussi se pressa t-elle d'ajouter:
la douche sera très rapide, on avait... J'ai l'habitude de me laver en moins de cinq minutes.
C'était vrai, à l'orphelinat, mot qui avait failli lui échapper, l'eau était rationnée car très chère et rarement chaude.
Je pourrai découvrir ma chambre plus tard afin de ne pas te faire perdre de temps à ton travail et aller dans un magasin acheter des vêtements rapidement. Il faudra juste que tu me dises si tu paye une tenue ou plusieurs changes mais...

Les mots n'arrivaient pas à sortir. C'était agaçant à la fin d'être dépendante financièrement !
Après un temps de silence et un profond soupir elle se lança:
mais j'aurais besoin d'autres choses très importantes pour moi. Cela te fera perdre du temps et de l'argent...
Elle tournait autour du pot, elle en était consciente mais s'il disait non, ce serait catastrophique.
Je voudrais un carnet à dessin... Lâcha t-elle enfin, à grandes feuilles épaisses, de crayons à papier, un H2, un HB et un B2, ce serait parfait et... d'une gomme.
Elle avait réussi et s'attendait à un refus net et sans ambage.
Une esclave perdre son temps à dessiner ? Personne n'avait vu cela !
N'ayant plus rien à perdre, elle ajouta:
et puis il me faudrait un sac à dos léger et une batte de base-ball. Après, on pourra aller à ton boulot.

   

     

     
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Asarien, 2e Génération

Nathan Wilson
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MessageSujet: Re: (Terminé) In the muddy water I'm falling (Terminé) In the muddy water I'm falling Icon_minitimeVen 20 Déc 2019, 18:12


     
     

     

     


     
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Malorie & Nathan


     

     


- J’aurais pris la tangente, jeune fille. J’aurais fait en sorte de me tirer le plus vite des mains de mon acheteur. Mais j’aurais été rattrapé certainement par la Milice ou bien par les pouvoirs de mon maitre ou de ma maitresse. T’avises surtout pas à suivre mon idée !

J’étais loin d’être un Saint, d’être un homme sans erreurs, sans mensonges. La noirceur vivait au fond de moi sous le visage de la vengeance contre cette garce de ministre de la Culture et des Arts qui avait volé les dessins de la construction du plus bel établissement que la cité portait en son sein : Le Multiplex.
Mon identité, je me l’avais façonnée grâce à mes amis de mon groupe et en donnant la mort à ce que j’avais été jadis. J’étais une âme errante à la recherche de la vérité et aussi en quête de son ultime combat pour redonner les lettres de noblesses à mes parents et à mon ancien nom que j’avais décidé d’enterrer : Powell. L’orphelin qui avait vu son père et sa mère périr dans l’incendie de leur demeure était encore là, parfois, mais Nathan Wilson était ce qui me rattachait à la vie.
Cette jeune femme au corps de gamine, mais au caractère bien trempé et majeure de par son âge qui était affiché sur les papiers de son achat me rapprocherait-elle du néant ou bien d’une rédemption pour éviter que je ne fasse exploser une cité et tous ses rouages politiques et reprendre ce qui est de droit : mon héritage ?
Ma passion pour la musique m’avait maintenu en vie et m’avait insufflé la force de continuer à me lever et à marcher, pas après pas. La ministre Bowman était intouchable, le Multiplex était son œuvre et rien ne pourrait y changer sauf de la voir mourir de mes mains et clamer, peut-être un jour, qui j’étais réellement.

En voyant ces humains handicapés montaient dans le fourgon sous la punition des matraques, je me demandais si je ne devais pas plutôt me battre pour une Cause bien ancrée dans le présent et non une chimère qui ne fera pas revenir mes parents dans ce monde. Je sentis le regard de ma jeune esclave. Ses prunelles rondes me dévisageaient et l’horreur de cette vérité devait faire son cheminement dans sa tête. Il fallait bouger et c’est ce que je fis en amenant Malou vers ma voiture. Personne ne pouvait plus rien faire pour ces pauvres humains.

Ma voiture fit son effet et je souris, presque moqueur devant la réaction de mon esclave. Tandis que les portières coulissaient lentement vers le haut, je lui fis signe de prendre place à l’intérieur de l’habitacle. Je m’installai au volant tout en lui énumérant des options qu’elle serait seule à choisir. Pendant qu’elle réfléchissait à sa réponse, j’avais pris quelques secondes pour envoyer un SMS à Chris qui me répondit immédiatement. Il avait finalement cédé à la tentation d’une belle esclave, d’une beauté magnifique et qu’on se verrait plus tard. Je n’avais aucune intention de lui dire pour mon achat et il le découvrirait tôt ou tard.
Malou commença alors à planifier la fin de matinée et notre après-midi tout en expliquant certains détails.

- Ok, douche chez moi puis on file dans une boutique. Tu achèteras plusieurs rechanges.

Les mains sur le volant, j’allais démarrer quand la jeune humaine ajouta d’autres choix pour sa nouvelle vie. Je croisai les bras et je me tournai vers elle.

- T’es dessinatrice ? On peut trouver une papèterie pour ça, si cela te permet de te tenir tranquille quand je serais au studio, ça me va !

Mais, Malou avait encore d’autres idées derrière la tête et ce fut avec un culot sans limite et son franc parlé qu’elle ajouta ses dernières volontés. Ce fut moi qui écarquillai les yeux en grand tout en affichant mon sourire mutin sur les lèvres.

- Le sac à dos, c’est OK, mais pas la batte de base- Ball. Je suis très ouvert d’esprit, j’arrive à accepter beaucoup de choses, mais pas de voir mon esclave avec une arme ! Tu serais capable de me briser les burnes dans mon sommeil ! Ou bien de me l’envoyer dessus à chaque fois que tu feras ta tête de cochon ! Sérieux ? Tu crois que je vais accepter ça ? Je te croyais plus futée que cela !

Je démarrai le moteur et nous quittâmes le marché aux esclaves ainsi que le Dôme de la Division Humaine pour prendre la direction des grandes artères qui reliaient les différents dômes de la cité entre-deux. Notre première étape était le Dôme résidentiel et le quartier où je vivais.
Une quinzaine de minutes plus tard, j’arrêtai ma voiture devant une haute tour et les portières s’ouvrirent de la même manière que la première fois pour nous laisser sortir.

- Je vis au vingtième étage de cette tour. Au dernier étage plus précisément. Allez viens !

L’ascenseur nous mena en quelques secondes à mon étage. On ne sentait aucune secousse, aucun changement de sensations, mais pour une humaine qui n’avait jamais mis les pieds dans une telle tour, la technologie pouvait avoir quelques effets secondaires. L’ascenseur s’ouvrit sur un long couloir et je fis sortir Malou, la plaçant contre le mur pour qu’elle puisse reprendre ses esprits.

- Tu vas sans doute ressentir des nausées et avoir la tête qui tourne, ça va passer. Laisse le temps à ton corps et à ton cerveau de s’adapter à tout cela.

Une fois qu’elle fut capable de mettre un pied devant l’autre, je l’amenai au bout de ce couloir où se dressait une porte. Je fis glisser mon passe magnétique dans la fente qui enclencha le système d’ouverture.

- Bienvenue dans ta nouvelle vie.
Ici tu as le salon.
La douche est dans ce petit couloir, seconde porte à droite. Tu trouveras des serviettes propres pour te sécher. Je t’attends.


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Malorie Erikson
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MessageSujet: Re: (Terminé) In the muddy water I'm falling (Terminé) In the muddy water I'm falling Icon_minitimeMer 25 Déc 2019, 19:36


     
     

     

     


     
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feat & feat


     

     

 
Quand le taulier eut répondu à propos de l'hypothèse d'une réaction s'il avait été un jeune humain kidnappé pour devenir esclave, Malou lui lança un regard ironique. Pour un peu, il l'aurait fait presque rire avec sa naïveté !
On voyait bien qu'il ne connaissait pas le monde et les conditions de vies humaines. Il n'avait pas été témoin du traitement infligé quand ils étaient encore sous le hangar et il n'avait certainement pas été suffisamment attentif au nombre impressionnant de miliciens qui avaient été déployés rien que pour cette vente.
Il n'avait pas ressenti dans ses tripes combien ces mêmes miliciens haïssaient la race humaine, qu'ils devaient prendre pour un nid de rats à abattre au moindre pet de travers.
Pour la jeune fille, les pouvoirs Asariens semblaient bien moins dangereux que cette armée de pitbulls hystériques même si le maître était peut-être capable d'annihiler toute fuite sans bouger le petit doigt.
C'est clair, avait-elle répondu narquoise, je ne suivrai pas ton idée sur ce coup là !
A quoi cela lui aurait-il servi de lui expliquer que malgré son envie, il ne lui était pas possible de fuir, du moins pour le moment ?

Confortablement installée dans la belle voiture, la jeune fille avait fini par étaler sans vergogne ses désirs.
C'était ok pour la douche, pour les fringues et même pour le carnet à dessin et toute la panoplie.
Intérieurement l'esclave poussa un soupir de soulagement. Dès que possible, elle redessinerait de mémoire les visages qui avaient le plus marqué sa vie à commencer par celui de l'ex-directrice.
Elle n'oublierait pas l'homme inconnu qui lui apparaissait en rêve sous forme d'ange et qu'elle nommait « son père » même si les contours et détails seraient très imprécis. D'une manière ou d'une autre cette chimère faisait partie de sa vie.
Elle croquerait son maître avec qui il lui faudrait vivre de gré ou de force pendant certainement très longtemps et... Ce ne serait pas tout. Malou avait des plans.

Je suis portraitiste ! Répondit-elle fièrement à la question.
Elle n'avait pas de pouvoir mais elle connaissait son talent; sa prof de dessin le lui avait démontré et l'avait approfondi, l'obligeant à réaliser des lignes d'yeux, de bouches, de pommettes sur des feuilles comme qui exécuterait des rangées de A, B, C, etc... sur un cahier d'écolier dans la classe où l'on apprend à écrire.

Elle ne montra pas sa joie quand elle entendit l'homme accepter l'achat supplémentaire mais elle était rassurée. Sans qu'il le sache, il venait de lui offrir une consolation à sa vie actuelle et plus encore: la semi liberté.
Elle ne releva pas le mot « studio », pensant qu'il parlait de son appartement mais elle crut comprendre que quand il travaillait, elle serait plus ou moins libre de ses faits et gestes; c'était parfait et elle leva les yeux vers lui, consciente qu'elle n'était peut-être pas si mal tombée avec cet inconnu.

Si elle avait été moins brut de décoffrage et moins honnête, il lui aurait certainement été possible ébaucher des plans pour abuser de l'apparente gentillesse de l'individu mais elle n'y pensait même pas. Quand Malou voulait quelque chose, elle le demandait et quand elle prenait une décision, elle en informait l'interlocuteur sans prendre la peine d'enrober ses desiderata de formules de politesse ou de diplomatie.
Dans sa toute puissante presque infantile, un refus était rarement envisageable aussi, quand il exclut l'achat de la batte de base ball dans la liste des commissions de premières nécessités, elle piqua un fard de colère et s'insurgea:
t'es débile ou quoi ? Lança t-elle d'un ton claquant, c'est pas pour l'utiliser contre toi que je veux ça, c'est pour me défendre contre des inconnus qui m'agresseraient !
Elle laissa passer un temps de silence et ajouta:
pour toi, si tu me fais trop chier, je trouverai bien le moyen de me casser d'ici un jour ou l'autre et avant que tu me retrouves y aura de l'eau qui aura coulé sous le pont !

Malgré l'argument le taulier ne semblait pas vouloir revenir sur sa décision.
L'esclave lui jeta un regard méprisant et haussa les épaules en se disant qu'elle trouverait une autre solution car il était hors de question qu'elle se déplace en lieux inconnus non armée ne serait-ce que d'un bâton, au mieux pour s'en servir contre les chiens qu'elle détestait, au pire contre les mal intentionnés.
Il devait bien avoir un rouleau à pâtisserie dans sa cuisine ? Il ferait l'affaire et le lui emprunterait chaque fois qu'elle sortirait.

L'extraordinaire voiture venait de démarrer dans le plus grand silence et Malou oublia aussitôt l'altercation tant elle avait de choses à découvrir.
Ils avaient quitté le marché puis le dôme de la division humaine pour prendre les artères principales qui menaient vers l'inconnu.
De chaque côté des voies la jeune fille pouvait admirer la végétation, chose qu'elle n'avait jamais vraiment vu. Arbres sans feuilles, sapins verts sombres, herbes, enchevêtrements de buissons... Ce décor donnait une impression de sauvagerie dangereuse et en même temps un souffle de liberté absolu.
Un vol d'oiseaux la fit sursauter avant qu'ils n'arrivent aux portes d'un quartier résidentiel.

Ici tout était différent. La nature avait fait place à une multitude d'immeubles qui s'étalaient à perte de vue rivalisant de hauteurs et d'architectures; Malou n'avait jamais vu cela non plus. Le nez collé au par-brise, les yeux agrandis d'étonnement, elle n'en perdait pas une goutte.
Rien à voir avec le bidonville. Elle venait d'entrer dans le monde Asarien et prit soudain conscience de l'énorme différence entre les deux races.
Pourquoi les humains étaient-ils si mal traités ? Pourquoi n'avaient-ils pas su ou pu construire eux aussi des logements décents ?
Une foule de questions muettes envahissait son cerveau surchauffé, balançant entre incompréhension et admiration jusqu'au moment où l'automobile stoppa devant une haute tour de béton et de métal, trouée d'un nombre infini de fenêtres offrant à la vue de la profane deux dimensions uniques: petites sur les côtés, grandes baies vitrées au milieu.

L'homme gara sa voiture et les portières se levèrent.
L'air était très frais mais la jeune fille fut surprise de constater qu'il faisait moins froid qu'au bidonville.
Quand son maître lui appris qu'il faudrait monter vingt étages avant d'arriver chez lui elle leva la tête vers le haut de l'immeuble et se dit qu'ils n'auraient certainement pas le temps de faire toutes les emplettes aujourd'hui d'autant qu'elle n'était pas musclée au point de se taper une telle enfilade d'escaliers. L'inconnu n'avait vraiment pas de chance et tout en le suivant elle regretta les bicoques plain pieds de son dôme.

Toutefois, une fois passé le hall d'entré, quelle ne fut pas sa surprise de se sentir poussée vers des huisseries qui s'ouvrirent automatiquement pour laisser apparaître une étrange boîte, composée de quatre mur dont un avec miroir, un autre avec une multitude de boutons et d'un plafond balafré d'un néon crachant une lumière bleutée presque aveuglante.
On est où... Commença t-elle avant de se sentir propulsée vers le haut.
De terreur elle s'accroupit dans un angle tandis que son estomac se soulevait. Comme il était vide depuis la veille au matin, elle ne vomit pas et c'était tant mieux, elle n'avait vraiment pas besoin de sentir ridicule en un moment pareil !
L'inconnu, lui, semblait normal ce qui l'énerva encore plus; c'était quoi le piège ?

Enfin les portes coulissèrent pour laisser voir un long couloir rythmé de porte closes. Tout était silencieux; trop pour l'esclave qui aurait voulu hurler sa nouvelle colère d'avoir été embarqué dans une telle aventure.
Elle n'en fit rien. Ses jambes étaient de coton au point que le maître fut obligé de la soutenir contre le mur en lui disant qu'elle s'adapterait avec le temps; la belle affaire !
Dés qu'elle se sentit mieux, il la guida au fond de l'allée au sol synthétique et passa une carte quelque part qui ouvrit l'huisserie comme par magie.
Pour la première fois de sa vie, elle faisait face à la technologie Asarienne et se demanda comment elle pourrait se débrouiller seule face à des choses aussi hermétiques. A tous les coups, elle serait prisonnière de cette tour sans jamais espoir d'en sortir d'autant que son physique n'émouvrait certainement pas le prince charmant ou le preux chevalier du coin pour la libérer !

C'est avec une allure plus traumatisée que maussade qu'elle entra dans le salon.
La pièce était vaste, sentait le frais et le propre. Une immense baie vitrée donnait sur un panorama de grattes ciel époustouflant. Deux canapés blancs trônaient devant un tapis épais ainsi qu'un fauteuil bleu clair. Au mur s'étalait un tableau que Malou scruta aussitôt. Elle aimait l'art en général mais n'avait jamais vu pareil production.
L'ensemble appelait la sérénité mais également la froideur et le manque de vie. Elle était loin de l'éternel bric-à brac de l'orphelinat qui était son unique référence.
Une sorte d'angoisse étreignit sa gorge. Comment ferait-elle pour vivre ici, elle qui avait l'habitude de laisser ses affaires traîner partout ? Comment s'assiérait-elle sur ces sièges immaculés sans les salir ?

Elle était tellement dépaysée qu'aucun mot n'arrivait à franchir ses lèvres.
En entendant où se situait la douche elle comprit que le maître voulait qu'elle se lave.
Dans une sorte d'état second, elle prit le chemin indiqué et pénétra dans la salle de bain luxueuse mais sombre.
Elle posa le doigt sur l'interrupteur et des spots envoyèrent une lumière si intense qu'elle aurait pu voir d'éventuels micro boutons sur son visage.
Le sol et les murs étaient anthracite. Les lavabos étaient noirs; elle frissonna. Si les Asariens avaient l'esprit comme cette pièce, les choses allaient être beaucoup plus compliquées qu'elle ne l'imaginait.

Telle un robot elle se déshabilla et ses loques firent comme des taches immondes sur le carrelage rutilant. D'un coup de pied elle les envoya valdinguer dans un coin où ils seraient plus discrets et pénétra dans la cabine.
Il fallait croire que la race supérieure aimait ce qui était compliqué...
Chez les humains une douche était un tuyau terminé par une pomme de plastique ou de métal. On tournait un robinet et l'eau jaillissait. C'était simple, c'était efficace.
Ici, elle se retrouva confrontée à une multitude de boutons et de trucs bizarres. Parmi tout cela, il y avait bien le fameux tuyau et la pomme de douche mais pas de robinet...
Malou poussa un soupir excédé et appuya au hasard un peu partout. Résultat, un série de petits jets glacés cinglèrent son corps de toutes parts.
Voulant rectifier le tir, elle appuya sur un autre bouton et c'est de l'eau toute aussi froide qui l'aspergea d'en haut.

Tel un chat prit en flagrant délit sur la table en train de mordre dans le poulet rôti, elle bondit hors de l'enclos infernal, laissant la porte grande ouverte, enfila n'importe comment le peignoir du propriétaire et s'élança dans le couloir le visage courroucé.
MACHIN !!!! hurla t-elle, se rappelant subitement qu'elle ne connaissait pas son nom, C'EST QUOI TON TRUC DE MERDE QUI FOUT DE L'EAU GLACEE PARTOUT !!!
Elle arriva dans le salon comme une furie et continua de vomir toute la tension accumulée jusque là:
PUTAIN !!! JE VOUDRAIS PRENDRE UNE SIMPLE DOUCHE !!! C'EST PAS POSSIBLE DANS TON GOURBI ???
   

     

     
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MessageSujet: Re: (Terminé) In the muddy water I'm falling (Terminé) In the muddy water I'm falling Icon_minitimeSam 04 Jan 2020, 18:51

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